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Qui est Ngozi Okonjo-Iweala, première femme à la tête de l’OMC

L’ancienne ministre Nigérian des Finances sera la première femme a dirigé l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après près de six mois sans dirigeant. 

La nomination de Ngozi Okonjo-Iweala, 66 ans, marque l’histoire. Cette femme, l’une des plus puissantes du Nigeria, est désormais directrice l’OMC. Sa principale rivale, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee, a renoncé en début de mois à briguer ce poste. En plus d’être la première femme à la tête de l’institution, elle serait en outre la première dirigeante originaire d’Afrique. Si les statuts de l’OMC ne prévoient pas de rotation géographique pour le directeur général, des voix se sont élevées pour dire que c’est au tour d’un Africain ou d’une Africaine d’occuper le poste.

Depuis sa création en 1995, l’OMC a été dirigée par six hommes : trois Européens, un Néo-zélandais, un Thaïlandais et un Brésilien. Si Ngozi Okonjo-Iweala est à deux doigts de réussir ce tour de force, c’est notamment grâce à son expérience et sa grande popularité auprès des Nigérians.

Cette économiste chevronnée commence sa carrière à la Banque mondiale en 1982, où elle a travaillé pendant 25 ans. Elle est nommée deux fois ministre des Finances et même cheffe de la diplomatie du Nigeria durant deux mois. En 2012, elle échoue à devenir la présidente de cette institution financière, face à l’Américano-coréen Jim Yong Kim. « Je crois qu’elle a fait du bon boulot, que ce soit au Nigeria ou dans les autres pays où elle a travaillé », déclare à l’AFP Idayat Hassan, directrice du Centre for Democracy and Development, basé à Abuja. « Elle n’est pas juste aimée au Nigeria, elle est adorée, c’est un symbole (…) pour les femmes », ajoute-t-il.

Elle se dit prête à prendre la tête de l’OMC, considérant qu’elle a toutes les compétences pour. « J’ai travaillé toute ma vie sur les politiques commerciales », a-t-elle déclaré lors d’un séminaire organisé par un centre de recherche britannique. « Plus que tout », le chef de l’OMC doit avoir « de l’audace, du courage », affirme la candidate, estimant que le choix ne peut se faire uniquement sur les compétences techniques. Si elle est nommée à ce poste, sa principale mission sera de superviser les règles régissant le commerce dans un contexte de crise économique mondial.

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Khadim FALL

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