Ibrahima Diamé correspondant de Teranganews à Kaolack
Dans les centres de réception de graines d’arachides des opérateurs chinois, aménagés dans certaines localités de la région de Kaolack, l’on aperçoit, de loin, d’importants stocks de sacs d’arachides superposés qui débordent les mûres de clôture. C’est la conséquence du blocage des exportations par le gouvernement du Sénégal. De Sing-Sing à Dinguiraye, en passant par Sanguil, la situation de la campagne est presque la même chez les exportateurs chinois. Des centaines de tonnes sont stockées en attente d’être exportées. Le blocage des exportations par l’État est passé par là. Ce qui irrite les opérateurs Sénégalais qui coopèrent avec ces opérateurs chinois.
Ces derniers ont d’ailleurs arrêté les achats, parce que ne trouvant plus de conteneurs pour écouler leur produit. C’est ce qui explique la présence de ces centaines de tonnes en souffrance dans leurs locaux. Cette mesure de l’État a eu toutes ses conséquences et s’est répercutée sur, notamment, le prix du Kg d’arachides qui avait dépassé les 300 FCFA chez les Chinois. Mais ces derniers ont décidé de croiser les bras, ce qui fait qu’une baisse du prix du Kg d’arachides commence à être notée. Ce qui n’est ni du goût des opérateurs Sénégalais qui collaborent avec les chinois, encore moins du goût des paysans qui déplorent la chute du prix du Kg d’arachides qui avait connu une montée avec ces étrangers. Paysans, opérateurs, interpellent le président de la République afin qu’il décante la situation en l’invitant à donner des instructions pour lever le blocus.
Dans les centres de décorticage, les machines sont à l’arrêt. Les milliers de saisonniers qui s’y activent d’habitude peinent à retrouver leurs activités. Les centres de réception des Chinois sont des lieux où travaillent des centaines de journaliers, des hommes et des femmes qui y gagnent leur vie. Mais actuellement, c’est le désespoir qui les habite. Le travail est au ralenti et leur chiffre d’affaires baisse.

