La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) appelle l’autorité en charge de l’éducation nationale a faire un bilan objectif, exhaustif et inclusif de la reprise des cours suite à la suspension due à la pandémie de covid-19 avant la rentrée prochaine 2020-2021.
A en croire la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) « ce bilan devra être l’occasion de confirmer la disponibilité des sortants des centres de formation dès la prochaine rentrée » et de «s’engager à mieux soutenir le financement de l’offre publique d’éducation», souligne-t-elle. La Cosydep ajoute que les autorités gouvernementales doivent «anticiper les difficultés qui pourraient perturber la prochaine année scolaire, par la reprise du monitoring des accords avec les organisations d’enseignants et la révision du calendrier scolaire».
La Cosydep appelle à cet effet, le ministère de l’Education nationale et les syndicats d’enseignants à « s’accorder sur les nouveaux protocoles pédagogique et sanitaire pour la reprise massive des 4 millions d’apprenants prévue en novembre prochain ».
«Le cas échéant, les leçons évidentes apprises de la (pandémie de) Covid-19 sur l’état du réseau scolaire invitent à mener des actions urgentes pour une amélioration de l’environnement des apprentissages (blocs sanitaires, approvisionnement en eau, sécurité des établissements…) », renseigne le communiqué.
«La Cosydep invite en outre à la mobilisation des communautés et à l’esprit d’initiative de l’ensemble des acteurs, afin de soutenir l’option d’un système éducatif effectivement décentralisé, moderne dans ses possibilités d’apprentissage, solide de ses infrastructures, souple dans son déploiement, résilient dans ses réponses face aux événements imprévus et suffisamment ancré sur les réalités nationales et globales ».
Pour ce qui est des examens de fin d’année, la Cosydep estime que « plusieurs facteurs influeront très probablement sur les résultats de cette année exceptionnelle de la pandémie de Covid-19 ». Elle cite, entre autres, la réduction des effectifs, l’insuffisance en nombre du personnel enseignant dans certaines disciplines, la mobilisation d’enseignants n’étant pas suffisamment préparés à tenir des classes d’examen.

