De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
La célébration à travers le monde de la journée mondiale de lutte contre le SIDA a amené les autorités en charge de cette question dans la région de Ziguinchor à communiquer sur l’état des lieux dans la prise en charge de ce fléau.
Selon Madame Maïmouna Guèye Tall, point focal régional du Comité National de Lutte contre la SIDA (CNLS), en 2019 dans cette partie administrative sud du pays, pas moins de « 12 397 personnes ont volontairement choisi de se faire dépister et parmi celles-ci on peut compter, au gré des séances de dépistage familial ou post-natal, 641 enfants ».
Parlant du taux de prévalence régional, le point focal SIDA a fait état de 1,5 % loin devant celui national qui se situe à 0.5 %. Selon elle, « ce taux a augmenté puisque la région est passé de 1,0 à 1,5 ».
Pis encore, le taux de prévalence du SIDA chez les « travailleuses de sexe » autrement appelées les « professionnelles de sexe » est plus élevé puisque selon elle, « il est de 6% » précisant que pour cette catégorie, « ce sont les clandestines qui posent plus de problèmes ». A l’en croire, « concernant les travailleuses de sexe officielles (TSO), elles sont des professionnelles qui sont suivies et qui ont des cartes leur permettant d’être contrôlées au gré des rendez-vous qu’on leur fixe ; mais les travailleuses de sexe clandestines (TSC) échappent à tout contrôle puisqu’elles travaillent dans la clandestinité et elles sont réputées plus dangereuses ».
Le point focal SIDA a indiqué que ces travailleuses ne sont pas que des Sénégalaises, on y trouve non seulement des Bissau-guinéennes et des Gambiennes mais aussi des Nigérianes et des Ghanéennes surtout au niveau des stations touristiques que sont Kafountine et le Cap-Skirring entre autres.
Pour rappel, le thème de cette année est : « la prise en charge des enfants ».
