De Adama SENE, Correspondant TerangaNews à Saint Louis
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’appui aux producteurs et utilisateur des statistiques de genre (PAPUSG), l’Observatoire National de la parité (ONP) a entamé des rencontres pour mettre en place des comités régionaux de suivi de l’égalité. A en croire la présidente de la structure, le mandat principal de l’observatoire c’est de faire le suivi et l’évaluation des engagements pris par le Sénégal en matière de l’égalité de genre.
« Pour mener ce travail de suivi, l’ONP a besoin de s’appuyer sur des données bien chiffrées et désagrégées pour qu’on puisse réellement renseigner sur la situation des femmes et des hommes telles que mises en œuvre par les politiques publics. Mais avoir toutes les données de manière générale peut s’avérer difficile, c’est pourquoi nous avons choisi quelques régions pilotes dont Saint-Louis pour y installer des comités régionaux de suivi », a expliqué Fatou kiné Diop.
D’ailleurs pour mieux impliquer d’une inclusive et participative tous les acteurs concernés, l’observatoire a profité de la tournée pour descendre également dans les départements afin de partager avec les acteurs institutionnels, les élus, les autorités administratives et la société civile, les enjeux du programme et les difficultés rencontrées par l’ONP dans le cadre du processus de collecte de l’information. « On ne peut pas parler de situation nationale s’il n’y a pas d’informations fiables obtenues au niveau local. D’où l’importance de l’installation du comité régional de suivi qui fera le même travail que l’observatoire est censé mener au niveau national », a ajouté Fatou Kiné Diop.
Avant de reconnaître que des avancées non négligeables sont notées dans la mise en œuvre de la loi de la parité, mais néanmoins des difficultés existent toujours. « L’observatoire voit plus loin parce qu’il suit l’égalité entre hommes et femmes telles mise en œuvre dans les politiques publics. Raison pour laquelle il est monté ce programme avec l’appui de la coopération espagnole pour trouver des solutions à ces difficultés en se basant sur des données chiffrées », a soutenu la présidente de l’ONP.

