De Abdoulaye Faye, correspondant de Téranganews à Diourbel
En présence du coordinateur national du projet PARIIS Aly Sané Niang, l’adjoint gouverneur en charge du développement Sidy Sarr Dièye a présidé ce mardi 26 novembre 2019 un CRD d’information sur le Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS).
A l’occasion de la conférence de Haut Niveau sur l’irrigation au Sahel organisée à Dakar le 31 Octobre 2013, les six pays du Sahel ont convenu, dans une déclaration commune appelée la « Déclaration de Dakar », de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements dans l’agriculture irriguée.
C’est la raison pour laquelle six (6) ans après la Déclaration de Dakar, la délégation du Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS) dirigée par le coordinateur national Aly Sané Niang est venu apporter des informations sur le PARIIS lors du CRD de ce mardi 26 novembre 2019 présidé par l’adjoint gouverneur en charge du développement Sidy Sar Dièye. Selon le coordinateur du PARIIS Aly Sané Niang, « nous sommes aujourd’hui à Diourbel pour un CRD d’information sur le projet PARIIS. C’est un exercice que nous faisons dans l’ensemble des régions d’intervention et nous sommes venus aujourd’hui à Diourbel, dans ce cadre, pour que les acteurs à la base puissent être informé des activités du projet PARIIS, de ses résultats, de ses objectifs ».
Le PARIIS est un projet qui a un budget qui tourne autour de 16 milliards de franc CFA avec l’Etat du Sénégal, la Banque Mondiale et les bénéficiaires pour la première phase. D’après Aly Sané Niang, « actuellement, d’autres bailleurs nous proposent d’appuyer le projet. »
Placé sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, le PARIIS est un projet construit autour du concept de solution d’irrigation qui contribue directement au renforcement institutionnel des acteurs clés, à l’augmentation substantielle des superficies aménagées et revalorisées et au renforcement du potentiel d’investissement par l’amélioration de l’environnement général de développement et de la gestion de l’irrigation.
Mise en vigueur en fin juillet 2018, la mise en place du projet PARIIS a accusé un retard. « Effectivement, la mise en place a pris un peu de temps parce que le projet a été mise en vigueur en fin juillet 2018. Mais, il faut comprendre que y a du processus qui ne se font pas rapidement, notamment la mise en place de l’équipe qui a été effective en mars 2019, et puis que le projet travaille avec les agences d’exécution, il fallait élaborer des conventions de maîtrise d’ouvrage délégué avec 5 agences d’exécution (ANIDA, SAED, SODAGRI, DBRLA, DGPRE). Il fallait mettre en place des conventions en partenariat qu’il fallait faire valider par la Banque Mondiale, mettre à disposition les premières ressources financières pour pouvoir commencer les activités sur le terrain. Et tout ce processus a pu être boucler en juillet 2019. C’est ce qui explique le démarrage un peu tardif. Mais nous pensons aujourd’hui que le dispositif opérationnel est mis en place pour pouvoir aller beaucoup plus rapidement dans la mise en œuvre du projet ».
Le PARIIS est mise en œuvre au Sénégal dans les trois zones d’intervention prioritaires (ZIP) retenues notamment la vallée du fleuve Sénégal, la région naturelle de la Casamance et enfin la zone du bassin arachidier. La mise en œuvre du PARIIS au Sénégal s’articule autour de trois composantes que sont : la modernisation du cadre institutionnel, le financement de solutions d’investissement dans l’irrigation et la gestion des connaissances et coordination.
« En ce qui concerne la zone de Diourbel, à savoir la zone du bassin arachidier, nous avons deux structures qui travaillent pour le projet. Il y a ANIDA pour les zones sous terraine et la DBRLA pour les eaux de surfaces. ANIDA a déjà commencé le processus de présélection depuis quelques mois et aujourd’hui nous en sommes véritablement à la finalisation de l’activité. Donc, nous pouvons espérer dans 2 à 3 mois bouclés l’ensemble du processus », martèle Aly Sané Niang.
Pour l’instant, aucun département n’a encore été ciblé dans la région de Diourbel. D’après le coordinateur de PARIIS, « pour l’instant, nous attendons les résultats effectivement de ces structures pour pouvoir préciser clairement l’intervention dans la région de Diourbel ». La direction des bassins de rétention et des lacs artificiels s’appuie actuellement sur un cabinet qui est sur le terrain pour l’identification des sites. « Dans un délai maximum de deux mois nous pouvons avoir les sites », affirme Aly Sané Niang.
Face aux problèmes des qualités de l’eau et du sol de la région de Diourbel, des cabinets spécialisés vont effectuer un processus de sélection des sites. Selon le coordinateur de PARIIS, « c’est vrai que Diourbel a un problème de qualité, c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été organisé ce processus de sélection de sites par des cabinets spécialisés. Le choix sera aussi guidé par tous ses critères. Il faudrait que les sites qui seront choisis, nous permet d’avoir une bonne qualité d’eau pour l’irrigation. »

