Dakar accueille depuis lundi 16 septembre, la 10ème la session annuelle de formation en droit international des droits de l’homme permettant de réunir les acteurs et défenseurs des droits de l’homme de toute l’Afrique. Pour cette année les échanges vont durer une dizaine de jours avec plusieurs experts qui vont axer leur réflexion sur la protection des droits de l’enfant particulièrement. La session de Dakar est dès lors devenue un rendez-vous annuel incontournable permettant de réunir les acteurs et défenseurs des droits de l’homme de toute l’Afrique.
Près de 1600 participants prennent part à ces échanges. Une évolution sur le fond qui se traduit par un centrage thématique propre à chaque édition et qui nous pousse à innover chaque année dans l’offre scientifique proposé par les organisateurs.
L’objectif visé est de renforcer la compréhension commune des différents défis soulevés par les systèmes de protection des droits de l’homme, ainsi que de développer un réseau solide entre les autorités étatiques et les défenseurs des droits de l’homme permettant une application effective de ces droits. Elle vise également la promotion des droits de l’homme dans le cadre des institutions judiciaires et administratives nationales.
Le thème de cette 10ème session s’inscrit pleinement dans l’actualité internationale. Nous essayons, à travers les différents cours proposés, de balayer ce vaste sujet qu’est «Droits de l’Enfant et Droit International des Droits de l’Homme », et ce grâce aux intervenants venus partagés leurs expertises. Mais l’apprentissage se fera aussi dans les échanges que vous aurez les uns avec les autres : la diversité des profils et des origines des participants, représentant une variété de métiers et près de 20 pays, constitue une importante source de savoir.
Selon les organisateurs, «la présente édition est placée sous le signe du 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CDE), adoptée par l’organisation des nations unies le 20 novembre 1989».
Initié en 2003, les sessions d’enseignement à Dakar sont organisées depuis cette date conjointement par la Fondation René Cassin et la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté. D’autres acteurs sont venus se joindre aux deux initiateurs pour porter le projet à son niveau actuel sans oublier l’implication du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, l’Ambassade de France au Sénégal, le Comité Sénégalais des Droits de l’Homme, la Délégation de l’Union Européenne au Sénégal, la Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfance et le Réseau des Jeunes pour la Promotion des Droits de l’Homme.
Cette session de formation est destinée aux magistrats, avocats, greffiers et autres membres de la famille judiciaire, aux officiels gouvernementaux, aux forces de défense et de sécurité, aux membres d’organisations internationales, d’ONG de protection des droits de l’homme, aux acteurs de la société civile, aux chercheurs spécialisés, etc.

