Le compte à rebours des épreuves pour décrocher le premier diplôme de la vie d’un élève est lancé et c’est parti, pour deux jours d’examen. Reportage… dans deux écoles sises à la Gueule Tapée…
Une atmosphère bon enfant, nous avons trouvé au centre d’examen Saint Pierre Julien Eymard à 10h, marquant l’heure de pause des candidats. Sur leurs visages, nulle crispation due à un potentiel stress ne se reflète. L’on en déduit qu’alors, les épreuves se présentent déjà bien pour eux. Après leurs premières épreuves (TSQ et Production d’écrit), les composants ont soufflé pendant quinze minutes avant que la sonnerie ne leur rappelle de rejoindre leurs salles de classe respectifs, plongeant le centre, dans le calme plat.
Christophe Daouda Diouf, responsable pédagogique de l’école, en pleine discussion avec une candidate, la mine affable, se prête volontiers à nos questions. « Mon rôle en tant que responsable pédagogique est d’aménager le centre afin qu’il soit à la disposition des candidats », explique-t-il. En tout, M. Diouf nous apprend que 176 candidats sont allés à la recherche de ce premier diplôme, à Saint Julien Eymard. « La plupart des salles d’examen accueille 25 élèves », nous renseigne-t-il.
La sécurité présente en ces lieux capte tout de suite l’attention. Vers le bureau de la directrice du centre Mme Diagne, un homme en tenue se fait garant de l’ordre selon les dires de M. Diouf. « Incident n’a pas été noté. Vous apercevez la présence de cet homme dit-il, en nous le montrant. Cette sécurité est présente au niveau de tous les centres d’examen », pose-t-il.
D’emblée, Farmata Camara Diagne, directrice du centre se réjouit de la ponctualité des surveillants pour le bon déroulement des épreuves. « Nous avons noté trois absents en ce premier jour d’examen lors du passage des surveillants dans les salles. Jusque là, aucun motif n’a été avancé », dit-la dame. Dans ce centre sis à la Gueule-Tapée, les composants viennent de trois établissements selon Mme Diagne. « Il s’agit de l’école d’accueil Saint-Pierre Julien Eymard, El Hadj Amadou Lamine Diène et Adja Warath Diène, tous de la Gueule-Tapée ».
Disponible et avenante, Mme Diagne nous confie qu’elle est directrice des examens de St-Julien Eymard depuis maintenant six ans. Au sujet des affectations, sceptique sur la question, elle lâche : « En tout cas, pour le moment, le constat que j’ai fait c’est que l’on nous affecte dans un établissement et on y reste. Tous les chefs de centre ont été maintenu dans les centres où ils ont été affectés depuis. Nous ne choisissons pas nos centres d’examens ».
Certaines épreuves durent 45mn et sur celà, Mme Diagne assure que les candidats arrivent à terminer les épreuves. De son point de vue, elles sont abordables.
Ce que confirme des candidats, accostés à la porte du centre Adja Warath Diène. « Je me sens soulagée », souffle-Sokhna Baly Mbaye. « Je ressentais une pression palpable lorsque je rejoignais ma salle d’examen ce matin, encore plus lors de la distribution des épreuves », mais là, se confie-t-elle, tout sourire, je me sens beaucoup mieux car à ce rythme, je sens que j’ai déjà mon diplôme en poche », dit-elle joyeuse et confiante.
Lui emboîtant le pas, un groupe de filles, disant reprendre des forces avant d’attaquer l’épreuve d’histoire et géographie, qualifient les premières épreuves de « fastoche », facile, dans leur jargon. « Rien à dire hein, lance-Mélanie Fall, la plus grande de taille du groupe, nous prions juste pour que la chance soit encore de notre côté avec les autres matières aussi. »
A l’inverse, un autre groupe, principalement composé de garçons, comparant leurs réponses, semble moins emballé. « Heu, dit-l’un hésitant, ce n’était pas aussi facile que ça à vrai dire. Mais nous pensons pouvoir nous en sortir ». « On croise les doigts et priez pour nous Madame », lance-un autre, l’œil dans ses cahiers, continuant de se doper pour les épreuves du deuxième jour.
Ils confirment en ce sens, ce que disait Mme Diagne de St-Pierre Julien Eymard, « impossible d’émettre un jugement sur les épreuves d’examens ». « Quand c’est facile, les élèves jurent le contraire. Et lorsque celà semble ne pas trop être à leur portée, ils te font la surprise de les réussir. »
Demain Mathématiques, ressources et compétences, éducation au développement durable (éducation sanitaire, civique et morale) les attenddent.

