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Tambacounda : Des acteurs s’imprègnent des nouvelles procédures d’adoption internationale

De Amédine FAYE, Correspondant de Téranga News à Tambacounda

Après l’avoir suspendue en 2011, le Sénégal veut de nouveau autoriser l’adoption internationale consacrée par son code de la Famille. Cela se fera avec l’application de nouvelles procédures dont les acteurs de la protection de l’enfant doivent s’imprégner. C’est tout le sens de l’atelier tenu jeudi 23 janvier 2020 à Tambacounda par la Direction de l’éducation surveillée et de la Protection sociale (DESPS) avec l’objectif de vulgariser le guide de l’adoption internationale qui « consacre toutes les informations et exigences  nécessaires pour mener une procédure d’adoption internationale ».

« Les enjeux et la complexité de ces nouvelles procédures qui sont administratives et judiciaires nécessitent un partage et une vulgarisation », a indiqué-Amadou Ndiaye, directeur adjoint de la DESPS du Ministère de la Justice. 

 « La convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale, ratifiée par le Sénégal à travers la loi n°99-42 du 29 janvier 1999, est entrée en vigueur le 1er décembre 2011. Pour satisfaire à cette disposition, le Sénégal a désigné la Direction de l’Education surveillée et de la Protection sociale comme Autorité centrale compétente pour les Adoptions internationales(Accai) (…) », renseigne un document distribué à l’atelier.

Il y a adoption internationale lorsque les parents adoptifs résident habituellement dans un pays différent que celui de l’enfant adopté. Et c’est l’Accai qui « sera la voie d’entrée pour tout futur parent adoptif qui voudrait adopter au Sénégal, avant la saisine des juridictions », a fait savoir le magistrat Amadou Ndiaye.

Au cours de la rencontre, à laquelle ont pris part, entre autres, l’orphelinat « Eudeukeur », des agents de l’Action éducative en milieu ouvert(Aemo), les autorités judiciaires des tribunaux de grande instance de Tambacounda et Kédougou, la question sur une éventuelle traite des personnes que pourrait faciliter l’adoption internationale est  soulevée. A ce sujet, M. Ndiaye a indiqué que des mesures seront prises pour parer cela. 

« (…) Si nous constatons une seule transgression des dispositions de la Convention [de la Haye du 29 mai 1993], notamment relative à la traite des personnes, nous ne donnons pas le certificat de conformité et l’enfant ne sortira pas du Sénégal(…) 

Après avoir autorisé l’adoption, le Sénégal peut mener des missions à l’étranger pour constater les conditions de vie de l’enfant adopté dans sa famille d’accueil. S’il n’est pas en paix et en sécurité, la Convention autorise le Sénégal à rapatrier l’enfant (…) », a rassuré l’officiel.

Ndiaye annonce que  les adoptions internationales seront reprises au Sénégal « dans un proche avenir ».

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Mame Khary Leye

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