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ZIGUINCHOR : En visite politique dans le sud du pays, Ousmane Sonko fait état de son « combat pour la libération de l’Afrique »

De Youssouf DIMMA, Correspondant TerangaNews à Ziguinchor

En visite politique dans la région de Ziguinchor, pour « remercier » ses militants après la présidentielle du 24 février dernier qui a vu cette région tombée dans l’escarcelle du parti « Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) », le leader de cette formation a organisé une caravane à travers les rues de la capitale régionale ce samedi 12 octobre. Ousmane Sonko en a profité pour faire une déclaration lors de laquelle il s’est adressé au président Macky Sall avant de décliner son « combat pour la libération de l’Afrique ».

La caravane d’Ousmane Sonko a duré pas moins de deux heures d’horloge et traversé une dizaine de quartiers parmi les 36 que compte la capitale sud du pays. Composée de 28 véhicules, cette caravane a quitté son domicile familial sis au quartier des HLM Néma et fait une halte à l’essentiel des points stratégiques de la ville par lesquels elle est passée, a pris fin au quartier Lyndiane, situé plus à l’Ouest.

Lors de son halte au rond-point de la gare routière, le président du Pastef s’est sommairement adressé à ses militants.
Ousmane Sonko s’est « réjoui de la mobilisation malgré le caractère spontané de cette visite, aucun autre responsable politique ne ferait mieux que cela à Ziguinchor ».
Il a déclaré que pendant les élections locales prévues en 2020, à une date non encore fixée, « aucune collectivité locale (de la région) n’échappera à Pastef et dans beaucoup de collectivités locales du Sénégal, Pastef remportera une victoire ou sera largement représenté dans le conseil … »

Ousmane Sonko s’est adressé au président Macky Sall qu’il a considéré comme étant son « seul interlocuteur », en ces termes : « le message que nous voulons envoyer à Macky Sall est celui-ci : s’il pense que c’est pas des tromperies, des supercheries et des montages de dossiers qu’on peut arrêter la carrière politique d’Ousmane Sonko, alors il se trompe ».
Et d’ajouter : « notre carrière politique ne fait que démarrer et elle va se conclure par l’accession à la présidence de la République du Sénégal et personne ne l’arrêtera, personne hormis Dieu ».
Ousmane Sonko a insisté, déclarant que : « je lui dis, je ne serai pas Khalifa Sall, je ne serai pas Karim Wade, moi Ousmane Sonko, ce n’est pas avec l’instrumentalisation d’une assemblée nationale politicienne, d’une justice aux ordres de Macky Sall qu’on va m’empêcher de poursuivre ma carrière politique et nous résisterons à la forfaiture par tous moyens nécessaires parce que cela ne passera pas ».

Sur l’affaire dit des 94 milliards de francs, le leader du Pastef qui y est revenu largement lors de sa conférence de presse tenue 1 heure 30 minutes après cette déclaration, a répété ce même avertissement à l’attention du président Macky Sall. Il a ensuite ajouté cette fois-ci que leur combat était un « combat pour l’Afrique ».
« Je lance un appel à partir d’ici, à toute l’Afrique, parce que le combat que nous avons commencé est un combat pour l’Afrique pour la libération de l’Afrique : le mensonge, la domination avec la complicité de nos autorités complexées devant l’étranger, cela doit cesser et cela va cesser ; c’est ce combat que nous avons lancé. Le combat que nous avons lancé c’est un combat pour la libération du Sénégal contre toutes formes de domination, cette gouvernance scabreuse qui se relaie et s’alterne depuis 60 ans avec son lot de pauvreté, de chômage, de manque d’infrastructures sanitaires et éducatives. Cela doit cesser ! »

Le président du Pastef a terminé la visite qu’il a commencée le vendredi 11 octobre dans la région de Ziguinchor, telle qu’il l’a débutée, à savoir par des audiences accordées à ses militants.

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Mame Khary Leye

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