A LA UNE Actualité Dakar politique societe

Rufisque : Les ex-travailleurs contractuels de la mairie-ville réclament leurs recrutements et dénoncent la gestion gabégique du maire Daouda Niang

Alioune Badara SALL, Teranganews Rufisque

Les ex-travailleurs contractuels de la mairie de la ville de Rufisque ont battu le macadam ce mercredi 21 aout 2019 pour dénoncer leur licenciement abusif. En effet, ces travailleurs se sont vus notifier leur licenciement après avoir eu un contrat au niveau de la mairie d’un an puis six mois renouvelable deux ans et au bout duquel ils ont été licenciés alors qu’ils s’attendaient à être embauchés. Le pire est que d’autres qui n’étaient pas sous contrat ont été embauchés directement.

Ils étaient une vingtaine de personnes sur un total de soixante-six travailleurs , des hommes et des femmes dépités par le sort qui leur est réservé à avoir marché ce jour du feu feu-rouge à l’agence de la BICIS longeant la ruelle qui jouxte le boulevard Maurice Gueye. Arborant des brassards rouges, ces ex-travailleurs contractuels ont exposé tous les problèmes liés à leur situation depuis qu’ils sont licenciés « abusivement » par le maire de la ville Daouda Niang et son fils Adama Niang qu’ils considèrent être un super directeur pour avoir été porté à la tête de plusieurs services. Pour Ibrahima Ndiaye, porte-parole des ex-agents contractuels,  « après que notre contrat a été renouvelé pour deux ans, avant la fin des deux ans, Daouda Niang a embauché cent personnes.

Des personnes qui n’ont jamais eu de contrat. Ils les ont trouvés chez eux pour leur offrir le recrutement au niveau de la mairie sur la base de quotas ». Cette situation les a frustrés, eux les travailleurs qui étaient sous contrat et qui espéraient être recrutés au bout des deux années, lorsqu’ils ont appris que d’autres ont été recrutés. Ces recrutements dénoncés par ces travailleurs ont été faits sur aucune base légale, selon les marcheurs, puisque c’est des proches du maire qui en ont bénéficié.

Ces ex-travailleurs ont fustigé les agissements de Adama Niang, fils du maire de la ville, à la tête de plusieurs services et qui, selon nos interlocuteurs, recrute et licencie comme bon lui semble. « Daouda Niang a nommé son fils à la tête de plusieurs services. Ce lui-ci fait ce qu’il veut à la mairie-ville, à la DST et à la brigade de surveillance, services qui dépendent de la mairie dirigée par Daouda Niang. A la question de savoir s’ils ont porté l’affaire devant la justice, ces travailleurs disent n’avoir pas trop confiance à la justice. Pour preuve, un des leurs du nom de Ali Bocar Sarr licencié abusivement par le fils du maire a gagné son procès. Depuis deux ans, il n’a pas reçu la somme d’ 1,9 million de FCFA que la mairie doit lui verser.

Autres faits qui ont poussé les travailleurs à sortir de leur gong, c’est les dépenses et bamboula du maire au moment où des travailleurs réclament leur du. Selon toujours le porte-parole, «  le maire Daouda Niang a remis dix-huit millions de nos francs aux organisateurs du concert de Youssou Ndour au stade Ngalandou Diouf, acheté une voiture de marque « Range Rover » à soixante millions, des quittances que son fils a falsifié dont l’argent est introuvable, le marché de l’éclairage public d’un coût de vingt millions est attribué à son fils Adama Niang, c’est un détournement. A Kounoune, Adama Niang a construit un bâtiment R+1, à Diass, la famille Niang y a des terrains, à Zakranda aussi, ils ont des terrains. Chez Daouda Niang, il y’a des clim solaires alors qu’avant qu’il ne devienne maire, un pan du mur de clôture de sa maison s’était affaissé,  d’où est-ce qu’il  tire tout cet argent ? » s’interroge Ibrahima Ndiaye. Pis, lors de la tabaski, des enveloppes sont remises à des travailleurs de la mairie qui n’en avaient pas droit.

Fort de tout ça, les ex-travailleurs contractuels demandent à être recrutés avec un contrat en bonne et due forme à la mairie ville de Rufisque. Pour rappel, ces travailleurs étaient ventilés ente autres dans les services de la Direction des Services Techniques (DST), la brigade de surveillance des marchés. Joint au téléphone pour réagir sur le sujet et surtout sur les accusations contre lui et son père, Adama Niang n’a pas voulu se prononcer.

A propos de l'auteur

Khadim FALL

Laisser un commentaire