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Ziguinchor : Plus de 60% des armes légères en circulation illicite en Afrique de l’Ouest sont entre les mains des civils

De Youssouf DIMMA, Teranganews Ziguinchor

En Afrique de l’Ouest, plus de 60% des armes légères en circulation illicite sont entre les mains des civils. C’est en substance ce qui ressort d’un atelier sous-régional organisé les 9 et 10 juillet 2019 à Ziguinchor par des organisations de la société civile du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau en collaboration avec le Mouvement de lutte contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (MALAO).

Selon Youssou Badji, le chargé des programmes du MALAO, qui a fait cette déclaration, c’est un secret de polichinelle de dire que « non seulement entre 875 millions et 975 millions d’armes légères sont en circulation dans le monde de manière illicite, mais aussi 80% des victimes des conflits armés sont constitués de civils ». D’où la mise en œuvre d’un concept, à savoir « la sécurité inclusive » qui signifie « l’implication des populations et le fait de les amener à s’intéresser davantage à la problématique de la circulation des armes légères ; à être les acteurs de leur propre sécurité en s’organisant et en s’ouvrant à l’Etat et en collaboration avec les services des forces de défense et de sécurité de l’Etat au sens où s’armer pour assurer sa propre sécurité est plus dangereux. Il faut alors agir sur les consciences ».

Mieux, a ajouté M. Badji, « notre objectif est de faire en sorte que la thématique de la circulation des armes légères sont prise en compte par toutes les organisations de la société civile comme c’est déjà le cas dans le cadre de la lutte contre le paludisme et le Sida. En effet, on sent que les gens ne s’y intéressent pas tellement alors que les bailleurs de fonds n’investissement pas dans un Etat où il y a de l’insécurité. Ce qui fait que de tels pays n’ont pas de programme de développement ».

Faudrait-il le dire, c’est cela la quintessence de l’organisation d’un tel atelier dans la région de Ziguinchor qui, à un moment donné, connu cette problématique. Ainsi, « l’excellent travail » qui a été fait dans les zones frontalières de cette partie du Sénégal pourrait être partagé avec d’autres acteurs y compris avec les bailleurs qui sont invité à ceux deux jours de partage et de formation.

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Khadim FALL

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