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Les Etats membres de l’OMVS veulent restaurer le transport fluvial sur l’axe Saint-Louis-Ambidédi au Mali

Adama SENE Teranganews Saint-Louis

Avec l’Energie et l’Agriculture irriguée, la Navigation reste une priorité majeure  dans le programme de développement de l’Omvs. Un projet de l’organisation sous régionale dont l’objectif est la restauration du transport fluvial durant toute l’année et en toute saison,  entre la ville de Saint-Louis du Sénégal à Ambidédi, au Mali, soit une distance de 905 Km. D’ailleurs sous l’égide de la Société de Gestion de la Navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV) et grâce à   l’engagement des chefs d’Etat, membres de l’organisation,  toutes les études en amont ont été réalisées et les travaux lancés.

Pour supporter l’envol économique du bassin et la valorisation de ses ressources naturelles, les quatre pays membres de l’Omvs se sont engagés à réaliser un projet de navigation permanente sur le Fleuve Sénégal. A en croire le Haut-commissaire de l’Omvs, les chefs d’Etat ont à cœur de faire renaitre la période florissante de la navigation sur le Fleuve Sénégal dans les 60, entre Saint-Louis du Sénégal et Kayes du Mali.    « La navigation sur le fleuve Sénégal de Saint-Louis à Ambidébi, avec un port fluviomaritime moderne avec toutes les infrastructures requises,  un port fluvial à Ambidédi sur l’autre côté du chenal et  le long  des quais avec des escales  portuaires pour faire revivre ce fleuve en termes d’échanges et de dynamiques de développement, est un projet super prioritaire pour les gouvernements des pays membres de l’Omvs » a soutenu Hamed Diané Saméga.

Avant de poursuivre qu’avec la réalisation de ce projet structurant,  les états de l’organisation sous régionale connaitront un développement économique inestimable sur beaucoup de secteurs dont le tourisme, le transport, la disponibilité de l’eau, etc. D’ailleurs, a expliqué le haut-commissaire de l’Omvs, un des objectifs majeurs du projet est d’améliorer les conditions d’accès aux marchés extérieurs pour certaines régions enclavées du bassin. Mais pour en arriver à ce stade de développement, d’importantes infrastructures  sont envisagées, a déclaré  le Directeur général de la Sogenav.

Selon lui, le projet comporte deux phases avec le Programme Prioritaire d’Investissement (PPI) qui consiste en dehors de la construction du port fluviomaritime de Saint-Louis, de la construction, de la réhabilitation/modernisation de 9 escales portuaires entre des villes riveraines de la Mauritanie et du Sénégal, de la construction d’un chantier naval dans la zone d’influence de Rosso-Mauritanie  et de l’aménagement d’un chenal navigable de 35m de large et d’une profondeur garantie de 2,10 m.

Concernant la seconde composante, le Dg de la Sogenav a rappelé,  qu’il s’agit du  transport minéralier sur le fleuve. « Grace à cet important volet, des produits minéraliers exploités dans la vallée, comme les phosphates à Bofal (Mauritanie), à Matam (Sénégal) et autres mines de fer et de bauxite au Sénégal et au Mali seront transportés par voie fluviale. Le projet verra d’autres infrastructures dont la construction d’un port minéralier au Nord de Saint-Louis, l’aménagement de quais minéraliers des gisements, l’agrandissement du chenal navigable à une largeur de 55-75 m et une profondeur minimale garantie de 2.5 m et l’acquisition et l’exploitation d’une flotte dédiée » a signalé Mamadou Faye.

Pour le financement du projet, depuis 2016 le Conseil des Ministres de l’Omvs avait engagé le Haut-Commissariat via la Sogenav, à  accélérer la mobilisation du financement par tous les moyens possibles, en ayant recours aux financements innovants et bilatéraux spécifiques pour un démarrage rapide de son exécution, a rappelé le Hamed Diané Saméga. Il faut signaler que l’enveloppe globale du projet est évaluée à 500 millions d’euros et que les travaux  seront exécutés par une société indienne. Mais l’Omvs sera accompagnée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), qui  met au service du fleuve Sénégal depuis plus de 15 ans son expertise en ingénierie hydroélectrique et fluviale.

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Khadim FALL

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