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Alerte rouge à Matam : Pénurie de sang dans les structures de santé

Thierno Baye Diène Teranganews Matam

Le sang a tari dans les structures de santé de la région de Matam. C’est le terrifiant constat fait par la surveillante de la banque de sang de l’hôpital de Ourossogui : « il n y a pas de sang à la banque et la situation est assez préoccupante ».

Même avec la fin du ramadan, la situation est loin de s’arranger. Les donneurs qui sont estimés à 1730 dans la région, ne se sont pas encore manifestés à cela il faut ajouter que lors du mois béni, la seule rentrée de sang est à mettre à l’actif de la paroisse de Matam.

Ce qui n’est guère rassurant pour Seynabou Ndiené Yade, « la période est très difficile, on n’a pas de sang. A part la collecte que nous avons réalisée avec la paroisse durant le mois de ramadan, nous n’avons eu aucune rentrée. C’est toujours ainsi, à pareil moment
de l’année ».

La situation est plus qu’alarmante et pourtant le nombre de donneurs a clairement augmenté selon la technicienne supérieure. En effet, aujourd’hui la région compte 1700 donneurs : « nous avons constaté qu’il y a une nette amélioration, les gens sont plus enclins aujourd’hui à donner de leur sang qu’en 2010 par exemple où le nombre était de 635. Nous continuons la sensibilisation et les causeries pour que nous puissions atteindre les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S) qui est de 1 donneur sur 1000 personnes ».

La demande est de loin plus forte que l’offre. Avec les nombreux cas d’accidents constatés sur la route Linguère-Matam, les stocks sont vite épuisés. Il faut ajouter à cela les besoins en sang accrue du centre d’hémodialyse de Matam car les patients de la région n’ont plus besoin de faire 700 km pour bénéficier des soins à Dakar. Cependant, le service est régulièrement bloqué à cause du manque récurrent de sang.

Sur une population estimée à plus de 700.000 habitants, seules 1700 personnes acceptent de donner de leur sang. Et ce sont les militaires et la communauté mouride qui constituent le noyau dur du nombre des donneurs. Cette situation a fini de plonger les populations dans
une profonde psychose, peut-être qu’elle pourrait être le déclic pour une prise de
conscience l’impérieuse nécessité de donner du sang pour sauver des vies.

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Khadim FALL

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