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Bourse AFP :  » Une journée réussie équivaut pour moi à un reportage réussi », dixit-Elimane Ndao gagnant du prix

La bourse AFP a encore frappé fort, au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), cette année. Comme les années précédentes, deux candidats à la première école de journalisme en Afrique de l’Ouest, ont concouru, en vue de la décrocher. Les nommés Elimane Ndao et Anderson DIEDRI, de l’ISTC Polytechnique d’Abidjan ont été choisi en vue de représenter leur école.

C’est, Elimane Ndao, qui est sorti gagnant des épreuves du concours. Parlons un peu de lui.

Tout est parti de ce jour, de l’année 2014 où le jeune Ndao a intégré le Cesti, par concours. Après trois années de formation, il décroche son diplôme, major de sa promotion en télévision. Un premier pas qui lui garanti plein exercice du journalisme. Au cours de sa troisième année de formation, il intègre le journal en ligne Teranganews.sn, avant de faire un passage qui’il dit bref à Apanews. Et, com comme aux âmes biens nées la valeur n’attend point le nombre d’années, « Eli » comme l’appel des amis féru de football rejoint la Rts (Radio télévision nationale).

Le temps n’a en rien réfréner son amour pour sa profession. La façon dont il en parle laisse percevoir une sincérité presque palpable. « Une journée réussie équivaut pour moi, à un reportage réussi », dit-celui qui se décrit, comme un passionné des médias et du journalisme.

Les distinctions lui sont familières. En fin 2018, il a été gratifié du Premier Prix du Meilleur reportage web journalisme. C’était lors du gala des jeunes reporters du Sénégal.

A la question de savoir comment il en est arrivé à décrocher cette bourse objet de convoitises, il répond : « Je n’en ai aucune idée », partant d’éclats de rire. Avant de poursuivre : « Plus sérieusement, je ne sais pas. Je dois juste remercier le CESTI qui m’a formé et m’a fait confiance par le biais de son directeur des études afin de représenter l’école à cette bourse.

En ce qui concerne la raison du choix de sa personne, il soutient ne pas savoir, de prime abord avant d’aller plus en détails. « Il est vrai que les épreuves du concours m’étaient familières : le multimédia, les réseaux sociaux, l’écriture de dépêche, et l’anglais, de plus en plus ; ainsi que des épreuves de connaissances d’actualité (internationale, Afrique, économie, et sport) ». Ce qui montre que le choix du directeur des études du CESTI n’était pas fortuit. « Faudrait poser la question à M. Ndiaye », répond-il à celà. « Ce métier est en tout cas une passion, « répète-t-il, et au quotidien je me remets en question pour aller de l’avant et me perfectionner », dit-Ndao.

Le gagnant de ce prix va bénéficier d’un contrat à durée déterminée d’un mois dans un bureau de l’AFP en Afrique. Une chance, voilà ce que représente ce prix aux yeux d’Elimane Ndao, une réelle opportunité de s’améliorer encore et toujours dans la pratique en côtoyant des journalistes de l’une des plus grandes agences de presse du monde.

Pour réussir à ce genre de concours il faut, nécessairement, un plus ? Quel est le vôtre ? Comme acculé, il répond : « C’est certainement parce que je suis à l’aise sur tout ce qui touche les Tics, réseaux sociaux et multimédias », lâche-t-il, enfin, sur un ton humble, après nombres tentations.

Les acteurs de la presse d’ici et du continent tirent leur chapeau pour cette initiative qui consiste à tester les capacités professionnelles des apprenants, et à mettre en compétition, indirectement, les écoles et instituts de journalisme.

« Nous comptons développer de telles initiatives à l’avenir et tisser des liens plus étroits avec les meilleures écoles de journalisme du continent, afin de contribuer à la formation des journalistes africains de demain », a expliqué-le directeur Afrique de l’AFP Boris Bachorz.

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Mame Khary Leye

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