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Presse du jour : Les femmes se taillent la plus grosse part des quotidiens de ce 8 mars

De ces femmes figures battantes, en passant par quelques revendications des droits des femmes, elles se sont taillées la plus grosse part dans les Quotidiens parus ce 8 mars, journée internationale dédiée aux droits des femmes.

Le Quotidien Enquête s’est en ce jour, intéressé aux vies de quelques-unes, qui se démarque car occupant des postes de hautes-responsabilités et assurant leur rôle d’épouse, mère et femme. A travers des entretiens, Docteur Marie Khemesse Ngom, surnommé la femme aux défis (Dg de la santé), Seyni Ndir Seck (ancienne internationale, Pdte Commission Foot Féminin de la FSF), Commissaire Tabara Ndiaye dite, la voix de la police nationale, Adja Fatou Niang, chantre de l’autonomie des femmes, car vice-présidente de l’association nationale des femmes mareyeurs et transformatrices du Sénégal, Ndeye Dague Dièye, le mythe brisé (Présidente du Comité des Femmes de la FSAPP), Hélène Ndoye, une pionnière qui attend ses héritières car, seule femme pilote sénégalaise, Bigué Ndao, ‘’Maman Noel’’ ou ‘’Yayou Talibé’’. Elles ont toutes en commun leur professionnalisme, leur vision, leur leadership, et leur talent de jongleuse qui leur permet d’allier leurs rôles. Même si, dans les témoignages, la tâche est à peu près, la mer à boire.

De cette spéciale édition du Quotidien Enquête, l’histoire d’une ex-détenue Dior Fall semble la plus touchante. « Si le 8 mars est une journée de fête pour beaucoup de femmes, il est un moment de souvenir pour Dior Fall. Il y a cinq ans, cette célibataire de 35 ans était condamnée à 3 mois ferme pour coups et blessures volontaires. Un trimestre passé à la Maison d’arrêt des femmes de Liberté VI, mais qui n’ont rien changé du destin de cette domestique. Parce que tout simplement, le soutien de ses proches a été proches a été d’un grand apport », narre – l’Enquête.

Sud Quotidien, lui, a mis le doigt sur la scolarisation des filles, l’environnement de travail des filles, à l’école. Le thème du 8 mars de cette année est « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». Le journal a mis l’accent sur les obstacles liés à leur maintien et percée dans le domaine de l’éducation. Et, en plus de pesanteurs socio-culturel, l’environnement scolaire, notamment l’inadéquation des toilettes, constitue un des freins à cette réussite. Or, une bonne éducation et formation des filles permettra à la gente féminine d’intégrer toutes les instances de décision et de faire bouger les barrières de l’équité et l’égalité qu’elles ne cessent de revendiquer. Pour le grand bonheur de l’humanité. Au Cem Blaise Diagne, lit-on dans Sud Quotidien, des filles en appellent à l’aide de l’Etat et l’IA pour la réhabilitation.

 Entre autres thèmes soulevés, le journal a fait focus sur Maimouna Kane, surnommée, l’infatigable combattante pour la cause féminine, dans le journal, à travers un hommage sur son parcours.

Vox Populi s’est tout de même démarqué de cette atmosphère ‘’Femmes’’ en mettant un point d’honneur sur l’arène politique. Le journal est parti à la rencontre de Moussa Tine, proche de l’ancien maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall. Ce jeudi 7 mars 2019, Khalifa Sall a bouclé un séjour de deux ans en prison. Lui qui a été condamné dans l’affaire de la Caisse d’avance de la ville de Dakar à trois ans de prison. Moussa Tine, est revenu sur ces deux années de séjour carcéral, se projette sur son avenir politique, non sans s’appesantir sur la part de responsabilité du Président Macky Sall. « C’est de la responsabilité de Macky Sall, qui a pris la décision de le mettre en prison, de prendre les bonnes dispositions pour que Khalifa Sall soit réhabilité », dit-il dans Vox Populi.

Aux femmes de sa coalition, Me Madické Niang annonce de nouvelles couleurs : « Je suis prêt pour de nouveaux combats, pour de nouvelles batailles que nous gagnerons », fait-il savoir dans Vox Populi.

La touche Sport.

Le Quotidien sportif a lui aussi, tenu à célébrer la femme en ce jour. Stades a donné la parole à des femmes présentes dans les organisations sportives (CNOSS ET Fédérations). Elles se sont exprimées sur leur poids dans les instances de décision. Quatre grandes dames du sport sénégalais se sont penchées sur la question, résultats : les pesanteurs sociales, le manque de confiance, entre autres, constituent un frein à leur pleine expression. La femme a encore du chemin à faire. Nafissatou Guèye, vice-présidente FSJD affirme que la femme est pertinente par excellence.

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Mame Khary Leye

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