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Nouveaux disparus en mer, la Langue de Barbarie replonge dans la tristesse et l’émoi

Adama SENE, correspondant de Téranga News à Saint-Louis.
Au moment où les populations de la langue de Barbarie séchaient leurs larmes et se préparaient à faire le deuil des pêcheurs retrouvés dans les eaux cap-verdiennes, un autre malheur est venu s’abattre de nouveau sur elles. En effet, quatre jeunes pêcheurs guet-ndariens qui étaient en campagne en Mauritanie, sont portés disparus depuis une dizaine de jours.
La nouvelle a replongé le quartier des pêcheurs dans l’émoi et la consternation. Malgré les recherches entamées par la communauté des pêcheurs sénégalais en Mauritanie, aucune trace des portés disparus n’a été retrouvée. Selon certaines sources établies à Nouakchott, la pirogue appartiendrait à Ndiawar Fall, un pêcheur de la Langue de Barbarie en campagne de pêche depuis quelques mois dans les eaux maritimes de la RIM. A en croire les responsables locaux de l’UNAPAS de Saint-Louis, les familles restées au pays se sont aussi jointes aux recherches depuis l’annonce de la nouvelle. Mais les quatre fils de Guet-Ndar sont toujours introuvables, alors que le quartier n’a pas fini de pleurer les sept autres jeunes disparus depuis plus d’un mois et dont des corps sans vie de certains d’entre eux ont été découverts aux larges des iles du Cap-Vert. Pour éviter une triste fin et similaire à celle des 07 premiers disparus, les proches des quatre jeunes pêcheurs portés disparus élèvent le ton et exhortent le gouvernement à organiser des opérations de recherche avec les moyens logistiques nécessaires pour les retrouver vivant. « Le comportement des autorités du Sénégal dans l’affaire des pêcheurs disparus dans la mer et finalement retrouvés morts dans leur pirogue au Cap-Vert, ne les honore pas. Donc elles ont l’obligation de se racheter cette fois-ci pour nous ramener nos parents vivants, au lieu de venir après nous remettre des enveloppes de 100.000F ou autres » a râlé le secrétaire général local de l’UNAPAS.

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Daouda SOW

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