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A Diourbel, les gargotes, lieux préférés de certains travailleurs et ouvriers pour se restaurer

Abdoulaye FAYE, correspondant de Téranganews à Diourbel.
Du fait de la distance et le temps qui les séparent de leurs domiciles, à Diourbel, la plupart des travailleurs ne se restaurent pas chez eux. Cependant, pour pallier cela, certains conducteurs se rabattent sur les petits restaurants qui ont fini de se multiplier abondamment en si peu de temps partout dans la ville. Toutefois, même si ces restos ne requièrent pas le maximum d’hygiène, force est de constater qu’ils sont très prisés.
Coumba Fall, une jeune fille âgée de 20 ans est assis sur une chaise remuant une tasse de café dans laquelle elle met du sucre à volonté. En face d’elle, quatre personnes bordent la table, en attendant d’être servis. Sur cette table qui sert pour la circonstance de table à manger, trois bols sont posés visiblement, le contenu de ces bols est le « thon », le « ndambé » (sauce à base de haricot) et la mayonnaise comme l’attestent des miches de pain posées à l’angle de la table.
En cette matinée de mercredi 9 janvier, le soleil commence à darder ses rayons sur ce hangar couvert de haillons et de zincs complètement rouillés, les discussions vont bon train entre les clients qui ont hâte d’avoir leur petit-déjeuner et la restauratrice.
Cependant, interrogée sur l’hygiène dans son lieu de travail, la dame dont le « resto » a pignon sur rue Alpha Thiongane est prompte à répondre à notre préoccupation. « Chaque jour que Dieu fait, je lave mes vaisselles avec de l’eau de javel », confie-t-elle avant d’ajouter : « Même après chaque usage, je trempe la tasse dans un récipient d’eau chaude ».
Khadim Sarr, conducteur de moto Jakarta, fidèle client n’a pas cherché de midi à quatorze heures pour se soucier de la qualité hygiénique des repas que la dame lui sert tous les jours. « Je ne vois pas la préparation mais ce que je peux dire c’est que les menus sont mangeables. C’est ce qui est important », confie le bonhomme sirotant sa tasse de café. Les arguments corroborés par son compère Aziz assis à ses côtés.
A l’ancien gare routier de Kaolack, plus précisément à l’arrêt des taximans, Madame Wathie s’active autour de la distribution des plats. Ici la majeure partie des clients est composée de chauffeurs, d’apprentis, de tailleurs et de boulangers. Mais ce qui fait la particularité du resto de Madame Wathie c’est qu’elle prépare le repas chez lui avant de l’amener au « grand place ». « Par soucis d’hygiène, j’ai préféré préparer les repas à la maison. Tu sais ici l’environnement n’est pas bonne. Il y a trop de saletés et la pollution aussi n’arrange pas les choses », soutient-elle.

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Daouda SOW

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