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L’interdiction de la coupe du bois au Sénégal, source de grogne chez les exploitants forestiers des régions de Ziguinchor et Sédhiou

De Youssouf DIMMA, correspondant de Téranga News à Ziguinchor

Les exploitants forestiers des régions de Ziguinchor et de Sédhiou ont donné un point de presse ce jeudi 6 décembre 2019 au centre culturel de Ziguinchor pour attirer l’attention des autorités étatiques sur le calvaire qu’ils traversent depuis l’interdiction, par le Chef de l’Etat Macky Sall, de la coupe du bois au Sénégal, notamment dans les régions Sud du pays. Ils ont dénoncé cette décision.

C’est en effet les responsables de l’Union régionale des coopératives des exploitants forestiers de Ziguinchor (Urcef/Z) qui sont montés au créneau pour tirer la sonnette d’alarme concernant la situation qu’ils traversent avec leurs collègues de Sédhiou depuis « la décision de l’autorité d’interdire l’exploitation du bois du Sénégal ».

Les responsables des exploitants forestiers ont dit avoir « constaté que des milliers de pères de famille, qui évoluaient dans l’exploitation du bois d’artisanat et du bois d’œuvre dans les scieries depuis plus de cinquante ans sous l’encadrement des services forestiers, sont actuellement dans le désarroi total ».

 Selon Chérif Gadjigo, le président de l’Urcef/Z, « des milliers de personnes qui travaillaient dans l’exploitation licite du bois, depuis plusieurs années, sont maintenant confondues aux trafiquants pour la bonne et simple raison que la production de bois est interdite au Sénégal ».

Ils disent souhaiter « une révision de la décision portant interdiction de l’exploitation du bois ; une révision qui pourrait intégrer la politique d’aménagement proposée par le service forestier et qui est une politique d’exploitation durable et scientifiquement démontrée dans le monde ».

Les exploitants forestiers des régions de Sédhiou et Ziguinchor, qui ont rempli la salle de spectacle du centre culturel de Ziguinchor, ont dit « dénoncer le fait de dire qu’il n’y a plus de droit d’usage sur les produits forestiers et que le secteur privé national encadré par le service forestier n’a plus la possibilité de verser des redevances forestiers à l’Etat après avoir exploité légalement les arbres en fin de vie ; cela encourage la fraude et n’augmente en rien les bénéfices de notre pays en matière forestière ».

A les en croire, « les organisations d’exploitants forestiers légalement constituées, agréées par l’Etat qui leur a assigné des cahiers de charge doivent continuer à exister et à travailler sous le contrôle du service forestier ». Ils en appellent à l’intervention au niveau national de l’Union Nationale des Coopératives d’Exploitants Forestiers du Sénégal (UNCEFS).

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Daouda SOW

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