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Gisement Grand Tortue-Aymeyim : BP annonce l’adoption de la décision finale d’investissement, la première extraction attendue en 2022

La compagnie pétrolière britannique BP a annoncé ce vendredi 21 décembre 2018, l’adoption à Nouakchott de la décision finale d’investissement pour la première phase de développement du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) du gisement « Grand Tortue-Ahmeyim » (GTA), situé à la frontière maritime sénégalo-mauritanienne et dont elle a en charge l’exploitation, la première extraction étant attendue en 2022.

Selon un communiqué officiel de la compagnie britannique, « la décision a été prise à la suite d’un accord entre les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal, BP, Kosmos Energy et les compagnies pétrolières nationales Petrosen et la SMHPM » des deux pays, ajoute-t-elle.

D’après le directeur général de BP, Bernard Looney, cité dans un communiqué de la compagnie pétrolière britannique, « obtenir l’approbation pour le développement pionnier Grand Tortue Ahmeyim aussi rapidement témoigne du partenariat dynamique œuvrant conjointement pour permettre à ce projet innovant de voir le jour et établir une nouvelle chaîne de valeur gazière en eaux profondes ».

M. Looney de poursuivre, « cela représente le début d’un projet en plusieurs phases, qui devrait fournir des revenus tirés du GNL et du gaz en Afrique et au-delà, pendant des décennies. Nous le voyons comme le commencement d’un nouveau chapitre pour l’histoire énergétique africaine et nous sommes honorés de travailler aux côtés de nos partenaires et des gouvernements mauritanien et sénégalais », a-t-il dit.

D’après toujours le communiqué, « le projet « Grand Tortue Ahmeyim » produira du gaz provenant d’un système sous-marin en eaux profondes et d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement mi-profonde, qui traitera le gaz et en éliminera les composants lourds en hydrocarbures. Il signale en outre que le gaz sera ensuite transféré vers une « installation flottante de gaz naturel liquéfié », dans « un centre innovant sur le littoral, à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal ».

La note de BP d’expliquer que « l’installation FLNG est conçue pour fournir environ 2,5 millions de tonnes de GNL par an, en moyenne. Le total des ressources en gaz dans le champ est estimé à 15 trillions de pieds cubes. Ce projet, le premier d’envergure dans le secteur du gaz à atteindre le stade de DFI (FID-Final Investment Déclaration) dans le bassin, devrait fournir du GNL destiné à l’exportation mondiale et à l’usage domestique en Mauritanie et au Sénégal ».

BP signale de même source que les parties concernées « continueront de travailler à finaliser les accords afin d’obtenir les approbations contractuelles et réglementaires finales ».

A en croire le communiqué produit par BP, « la première phase du développement passera ensuite à une phase détaillée de conception et de construction, avec l’attribution de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation (EPCI-Engineering, Procurement, Construction and Installation)’’, l’exécution du projet devant « démarrer au premier trimestre 2019 ».

La première extraction de gaz dans le cadre du projet devrait survenir en 2022, annonce-t-elle, affirmant que suite à « un processus concurrentiel impliquant tous les partenaires, BP Gas Marketing a été sélectionné comme acheteur unique parmi les partenaires d’investissement pour l’enlèvement de gaz lors de la première phase de Tortue ».

A cet effet le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, est à Nouakchott pour les besoins de la signature de l’accord de coopération inter-États portant sur l’exploitation de ce champ gazier qui se trouve à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Selon un communiqué de la partie sénégalaise, « les deux chefs d’Etats devraient également parapher l’accord conclu avec BP ».

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Khadim FALL

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