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Presse du jour : Femmes, santé, politique, lutte et football, marquent l’actualité de ce jour

Les Unes de ce mercredi 31 octobre exposent l’engagement de premières dames africaines dans la lutte contre les conséquences de l’infertilité chez la femme, la révélation du député Pape Diop sur la présidentielle 2019, le secteur privé national, et l’actualité sportive teintée par la blessure de Moussa Konaté et le combat Reug Reug vs Gris 2, ficelé.

Dakar abrite depuis mardi 30 octobre et ce pour deux jours, la 5e conférence de la Fondation Merck sur l’infertilité. Cette année, révèle le journal L’AS, une attention particulière est accordée au diabète, à l’hypertension, au cancer, à l’infertilité, bref, des maladies non transmissibles. Huit premières dames, celle du Burundi, du Botswana, du Tchad, du Ghana, du Niger, de Sierra-Leone, de la Zambie et bien entendue du Sénégal, en plus du Premier Ministre sénégalais Mahamad Boun Abdallah Dionne se sont penchés sur un plaidoyer pour la sensibilisation sur ces maladies non transmissibles.

L’adjectif infertile est un mot féminin en Afrique. Sur ce sujet, sensible, la première dame burundaise Denise Nkurunziza situe la responsabilité des deux côtés. « La plupart des hommes sont infertiles mais c’est la femme que l’on accuse. Nous demandons aux hommes d’assumer leur infertilité et de soutenir leurs épouses, » plaide-t-elle dans L’AS. « Malgré le taux élevé de fécondité dans mon pays, indique la première dame du Niger Aissata Issoufou Mohamadou, les femmes infertiles y souffrent de stigmatisation, » s’émeut-t-elle toujours dans les colonnes de L’AS.

Dans Vox Populi, Dr Justine Gwet Bell, gynécologue-obstétricienne, révèle : «  30 % des causes de l’infertilité sont du côté des hommes. 30% sont du côté des femmes. Mais on peut aussi avoir 30% des causes des deux côtés et 10% des causes sont non retrouvées. Dans ce cas, poursuit-elle, il s’agit de l’infertilité non explicable. »

Parlant du diabète, du cancer, de l’hypertension, Mohammad Boun Abdallah déclare dans Vox Populi : « Les recherches montrent que ces maladies chroniques non transmissibles représentent l’un des défis majeurs de la santé mondiale au 21e siècle. Contrairement à l’idée reçue que ces maladies sont celles des riches, les statistiques sanitaires affichent que ce sont les pays en voie de développement qui enregistrent la plus grande progression avec un faible niveau d’accès aux soins adéquats. En Afrique, continue-t-il, les études épidémiologiques prévoit 1,2 million de nouveaux cas de cancer d’ici 2030, avec 970 000 décès, si des mesures ne sont pas prises. »

« N’ayez pas peur de l’ouverture des marchés, » à sa Une

Place à l’économie. Sud Quotidien s’est penché sur le secteur privé national avec Alioune Sarr, ministre du commerce. Selon le journal, le dit ministre a lancé son énième appel au secteur privé national assez frileux. Un marché commercial de plus en plus ouvert, titre le journal. Pour s’en convaincre, le ministre livre des chiffres et une analyse des entreprises sénégalaises. « Avec l’UEMOA, nous avions des taux de consolidation douaniers de 60%, nous sommes passés à 20%. Cela a permis à nos entreprises de se performer, » écrit-Sud Quotidien. Cet accord de facilitation des échanges que nous mettons en œuvre va permettre aux petites et moyennes entreprises(PME), opérant dans le secteur de la pêche de pouvoir exporter avec le moins de temps possible dans différents postes ».

Dans la même veine, Mme Martina Boustani, premier conseiller de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal fait savoir, dans Sud Quotidien toujours : « L’organisation mondiale du commerce (OMC) espère que des réformes de l’accord de facilitation des échanges vont stimuler la croissance économique en augmentant la production de 0,9% par an et les exportations de plus de 20% par an, tout en les diversifiant pour accroitre le climat des affaires sénégalais. »

Lui emboîtant le pas, Bougane Gueye Dany parle de catastrophe pour le secteur privé national avec l’autoroute « Ila Touba », dans les colonnes de Vox Populi.  Loin de vouloir verser dans un protectionnisme économique, sans tenir compte des réalités internationales en termes d’investissements et de partenariats stratégiques, lit-on dans le journal, Bougane Gueye relève pour s’en indigner que les entreprises locales étouffent. En guise d’illustration, l’autoroute Ila Touba : « Malgré un prêt concessionnel de 416 milliards FCFA, l’entreprise chinoise, dit-il, en dehors d’une main d’œuvre locale use et utilise une logistique chinoise (moyens roulants). Même pas une pelle mécanique louée auprès d’une entreprise sénégalaise, » justifie-t-il.

« Il y a des résultats préfabriqués, » à leurs Unes

En politique, même titre pour L’AS et Vox Populi sur les propos de Pape Diop député concernant la présidentielle 2019. Dans L’AS, nous pouvons déchiffrer que l’ancien maire de Dakar et président de Bokk Guiss Guiss adhère entièrement à l’initiative de Me Mame Adama Gueye de mettre en place une plateforme de sécurisation du processus électoral. Le journal révèle que dans sa prise de parole Pape Diop enfonce le clou, soutenant qu’il y a aujourd’hui des résultats préfabriqués que personne ne devra contester demain. « Les gens du régime préparent les mentalités pour que si le 24 février, très tôt, ils déclarent une victoire du Président Macky Sall, tout le monde soit d’accord. Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous nous battrons jusqu’au bout », assure-t-il.

Dans Vox Populi, Me Mame Adama Gueye se réjouit des propos de Pape Diop qui, selon lui, vient confirmer ce que le ministre de l’Intérieur essaie de contester dans une réponse de diversion où il prétend que l’avocat parle de choses qu’il ne maîtrise pas. « Aly Ngouille Ndaye parle de processus. Moi je parle de faits, » affirme-dans Vox Populi. « Il s’agit de citoyens qui ont été inscrits pendant que les inscriptions électorales étaient encore ouvertes et qui se retrouvent avec des cartes qui ne leur permette pas de voter. J’invite les sénégalais à être vigilants, surtout au moment de retirer leurs cartes. Il y a un dispositif mis en place pour ne pas donner les cartes, » avoue-t-il.

« Blessé et forfait pour le déplacement à Bata, » titre-t-il

Place au sport. Moussa Konaté ne jouera pas avant 2019, informe Sud Quotidien. Le quotidien affirme que le Lion est finalement forfait pour le match Sénégal-Guinée Equatoriale du 17 novembre prochain à Bata. L’IRM passée mardi 30 octobre sur l’international sénégalais ressort une désinsertion partielle de son adducteur gauche. Même si Christophe Pélissier, l’entraineur de son club confirme qu’après avis du chirurgien, Konaté ne sera pas opéré.

« C’est aussi un gros coup dur pour Amiens. Actuellement 18ème de Ligue 1, le club picard va devoir se passer de son co-meilleur buteur et se retrouve sans véritable attaquant de pointe jusqu’à la trêve hivernale, » constate-Sud Quotidien.

Vox Populi lui, revient sur la cause de sa blessure rappelant qu’il l’a contracté suite à une frappe contrée par le Nantais Diego Carlos, samedi dernier lors du match Amiens-Nantes (1-2). Dans son compte Twitter, ajoute le journal, Konaté, visiblement touché par les messages d’encouragements, remercie et rassure ses fans en ces termes : « Forcément triste de devoir laisser, quelques mois, mes partenaires. Mais, j’ai confiance en vous. Un Lion ne meurt jamais, il dort, » a-t-il partagé sur ce réseau social.

Terminons cette actualité assez riche et diversifiée par un sport bien de chez nous. Le duo opposant Gris 2 à Reug Reug a été officialisé mardi 30 octobre par le promoteur Luc Nicolai, révèle L’OBS. Sur ses lignes, les deux lutteurs ont livré les premiers chocs de leurs mots.

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Mame Khary Leye

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