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Sénégal – Préparatifs Tabaski 2018 : Au point de vente Stade Senghor, les éleveurs dénoncent le manque d’espace

L’espace est réservé à la vente de moutons en période de Tabaski. Mais il s’avère étroit pour les éleveurs qui disputent la chaussée avec les piétons et les moutons en danger car pouvant à tout moment être percuté par des véhicules. Une situation que dénonce certains éleveurs.

Situé le long du mur du Stade Léopold Sedar Senghor de Dakar en face du quartier Grand Médine. Cet espace qui jouxte la route se transforme en lieu de vente de moutons le temps de la fête de la Tabaski. Ce lieu de vente de moutons où viennent s’approvisionner bon nombre de Dakarois cache le mal que vivent en cette  période les éleveurs venus de contrée lointaine.

Venus de Labgar département de Linguère, région de Louga, du Fouta du Mali voisin, ou encore de la Mauritanie, les éleveurs disputent avec les piétons et les véhicules le peu qui reste de cet espace.

Une situation que dénoncent les éleveurs de moutons venus principalement de l’intérieur du pays pour écouler leurs bétails.

« Nous déboursons au moins 250 mille francs CFA pour le transport de Linguère à Dakar, et une fois ici nous dépensons énormément pour nourrir les moutons et une fois sur place on a aucun espace pour exposer nos moutons. Vous trouvez ça normal alors que nous sommes des sénégalais ».

A en croire Moussa Amadou Ba venu de Linguère, « tout l’espace est accaparé par soient les maliens ou encore les vendeurs de moutons de race et nous qui venons de l’intérieur du pays, ils ne nous restent que le trottoir pour nos bêtes. Ce selon lui constitue un réel danger pour leur troupeau avec cet axe très fréquenté par les véhicules », fulmine-t-il.

« C’est déplorable, pour Moussa Amadou Bâ, « l’Etat ne fait rien pour nous, rien alors que nous sommes des citoyens sénégalais ». Et, d’ajouter, « est ce que vous pensez que cette situation est normale pour nous fils de ce pays, c’est inadmissible », dénonce, cet éleveur qui vient à Dakar depuis 1996.

Même rengaine pour Moctar Sow venu de Linguére, « nous sommes arrivés ce mardi à Dakar nous avons payé des frais de transport de 300 mille francs CFA et une fois à Dakar on squatte les lieux. C’est anormal, regarder tout l’espace est réservé aux maliens et aux éleveurs de moutons de race C’est anormal », regrette-t-il.

« On ne peut pas venir tôt à Dakar car cela risque de nous coûter très cher. C’est pourquoi on attend à quelques jours de la fête pour débarquer. Mais on n’est pas content de cette situation. Nous sommes vraiment laissé en rade par les autorités », à en croire Moctar Sow.

Les moutons « peulh-peulh, à la portée de toute bourse

Contrairement aux moutons de race, les éleveurs de moutons communément appelés « peulh-peulh », sont à la portée de presque toutes les bourses.

« Ici, les prix se situent entre 50 et 85 mille francs CFA. Nous n’avons pas des moutons de 100 mille FCFA », précise  Alassane Sow.

Ils viennent pour la majorité du département de Linguère région de Louga. Alassane Sow et deux autres sont arrivés à Dakar ce lundi 13 août pour vendre leurs moutons.

Aidé par le chauffeur d’un taxi Toyota Berline, M. Gueye accompagné de ses deux garçons a déjà acheté son mouton chez les éleveurs venus de Linguère. Cela après un premier dialogue sur le prix d’un mouton engagé avec un éleveur il réussit à s’entendre avec un autre sur le prix d’un mouton.

« Je l’ai acheté à quatre vingt mille francs CFA (80 000), c’est un bon mouton pour la Tabaski pour une famille comme la nôtre ma femme et mes trois enfants. Moi je ne perds pas de temps d’habitude ici je connais mes moyens et je viens voir le mouton qui à la portée de ma bourse je l’ai acheté et je rentre me reposer », dixit-il.

Visiblement heureux, les deux enfants hochent de la tête leur papa vient d’acheter un mouton eux des garçons qui au regard de leur jeune âge ne connaissent peut être pas l’histoire du mouton  immolé le jour du sacrifice.

Le taxi démarre en trombe, les échanges se poursuivent entre acheteurs et vendeurs sur le prix du mouton qui semble être à la portée de tous.

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Khadim FALL

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