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Marche contre les violences faites aux femmes : « Yaramou Djiguene dou pour ay door »

Elles étaient plus de cent cinquante femmes tout âge confondu à avoir bravé le chaud soleil de Dakar pour s’insurger contre les violences faites aux femmes. Ce samedi 11 août 2018, Elles ont remplacé leur make up par des maquillages symbolisant le sang et les égratignures dont sont victimes les femmes après avoir été battu. Dans la foule aux pas relentis, elles manifestent clairement leurs mécontentements. « Yaramou Djiguene dou pour ay dooor la wakh », scande l’une d’elles suscitant une vague de rire dans la foule.

Sous la coupe de l’association Femme chic en partenariat avec l’Association des Femmes Juristes, Ladies Club et d’autres ONG, la marche s’est ténue du rond-point liberté VI au rond-point JVC.

Des femmes personnalités publiques venues participer à la marche contre les violences faites aux femmes.


Le discours était unanime « Non aux violences faites aux femmes ». Ce soulèvement fait suite à une vidéo parue sur les réseaux sociaux il y a de cela quelques semaines qui par la suite est devenue virale, relatant le cas de Ndèye Coumba qui a été « sauvagement battue par son époux » à Touba. Ce jeudi , Bara Sow a été condamné à deux (2) ans de prison dont trois (3) mois ferme, en plus d’un million FCFA de dommages et intérêts et 100 mille FCFA d’amende à payer.

Galvanisées par cette victoire sur le plan judiciaire, les femmes comptent à travers cette marche interpeller les sénégalais sur la situation de plusieurs Ndeye Coumba qui n’osent pas se prononcer sur leurs cas.

Les participants à la marche à travers les rues de Dakar.

« Aujourd’hui, nous voulons interpeller la société sénégalaise, leur dire de regarder comment nous sommes traitées. Nous voulons aussi que ces femmes victimes de violences qui n’osent pas dénoncer leurs bourreaux aient ce courage », déclare la coordonnatrice.

D’après des statistiques données, basées sur une étude produite par le laboratoire Genre et Sociétés (Gestes) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, dirigé par le Pr Fatou Diop Sall, Enseignante-chercheure, « le taux de prévalence des violences à l’égard des femmes dans les ménages sénégalais est de 60 % « .

A propos de l'auteur

Mamadou Diagne

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