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UNFPA-Séries recensement 2020 : Des innovations mises sur pied pour renforcer les capacités statistiques des pays d’Afrique

Pendant cinq jours ils se sont concertés. Ce vendredi 27 juillet, marque la fin de l’atelier de renforcement des capacités des bureaux de statistiques de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre au Radisson Blue hôtel de Dakar. Un forum qui a enregistré la présence d’une soixantaine de personnes de 20 pays différents.

Leur vision principale est d’améliorer les capacités techniques et opérationnelles des pays. Un point jugé important dans la planification et la mise en oeuvre des recensements de la série 2020 conformément aux normes internationales. Ce, en utilisant les données du recensement pour informer la planification du développement et la mise en œuvre ainsi que le suivi des Objectifs de développement durable (ODD) pour mieux guider la décision et l’action politique aux niveaux national et local.

« En absence de données désagrégées, de qualité, il est impossible de prendre des décisions politiques, économiques et sociales de qualité, dit-Mabingué Ngom, directeur régional de la structure. Or ces données sont indispensables pour gagner le pari de l’agenda 2030 et de 2063. L’importance de cette rencontre se voit donc, pour renforcer la capacité de ces pays réunis, et de les mettre dans une dynamique de tisser des liens de partenariat. pour que la série des recensements de 2020 se passe de la façon la plus optimale, » dit-il.

Des innovations pour l’horizon 2020

L’utilisation de nouvelles technologies a été abordée comme nouveauté pour l’organisation leader en matière de recensement. « Beaucoup de choses ont été faites en Afrique en général mais au niveau de la région en particulier, renseigne-Mady Biaye représentant de l’UNFPA en Guinée Equatoriale.  « Parce que dès la série des recensements de 2005 à 2014, des pays ont procédé au recensement  grâce au digital. Le Cap-Vert a été le premier pays où le système utilisé a permis une collaboration avec l’institut de géographie et de statistique du Brésil. Le Sénégal est le deuxième bénéficiant de l’appui du Brésil et du Cabo-Verde, » poursuit-il.

L’autre nouveauté introduit est le réseau de jeunes africains statisticiens et qui sont dans différents domaines d’expertise. Dans la mesure où certains pays sont souvent confrontés à un déficit de bras, ces jeunes sont impliqués à tous ces exercices, et vont de pays en pays, peu importe la langue. Oui parce qu’elle ne peut être une barrière surtout lorsqu’il s’agit de ces choses. Chaque dix ans, tous les pays africains sont supposés réalisés un recensement.

Ceux œuvrant pour le bon fonctionnement de ces points indispensables pour toute nation rencontrent souvent des difficultés. L’engagement est une chose, la réalisation en est une autre. Celle-ci peut dépendre de beaucoup de choses. Certains peuvent être contrôler, d’autres non. « Dans une situation de conflits par exemple, dit-Mady Biaye, c’est quasi-impossible de procéder au travail correctement. »

La méthodologie de recensement aussi évolue. Ce que confirme Laurent Ngouma du bureau central de la RDC : « Nous essayons de réfléchir pour voir comment le recensement peut servir de compromis dans l’éradication de ces situations de crise. »

Les défis à relever seront énormes quand on prend en compte l’espace démographique. La RDC va procéder à son deuxième recensement grâce à cette vision horizon 2020.

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Mame Khary Leye

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