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Presse du jour : L’absence de Karim Wade, candidat proclamé du PDS des listes électorales provisoires en Une des quotidiens de ce mardi 3 juillet 2018

Les quotidiens parvenus à teranganews  reviennent dans la longueur sur l’absence de Karim Wade candidat du parti démocratique sénégalais (PDS) sur les listes électorales avec la publication des listes provisoires issues de la dernière révision exceptionnelle qui a pris fin en avril dernier. Et, un seul point semble intéresser les journaux parus ce mardi 3 juillet 2018 l’absence de Karim Wade de ces listes provisoires.

« Listes électorales pour 2019 : Karim Wade recalé », affiche Le Quotidien à sa Une du jour.

Le Quotidien, « son inscription a été rejetée en vertu de l’article ». 

Cet article stipule : « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale, les individus condamnés pour crime, ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois assortie d’une amende pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon, et de manière générale, pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à 5 ans de prison (..) ».

 Or, M. Wade, qui a occupé plusieurs portefeuilles sous la présidence de son père Abdoulaye Wade, a été condamné, en mars 2015, à six ans de prison ferme pour enrichissement illicite et à payer une amende de 138 milliards de francs CFA.

Selon, « le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections, Bernard Casimir Demba Cissé, a annoncé ce lundi au cours d’un point de presse que près de 500.000 inscrits avaient été enregistrés à l’issue de cette période de révision exceptionnelle, mais un seul point semble intéresser les journaux, l’absence de Karim Wade de ces listes provisoires ».

Et, de poursuivre, « Karim Wade ne va pas figurer sur les listes électorales, conformément à la loi », mais il « a le droit de saisir le président du Tribunal d’instance ou bien, dans son cas, le chef de la représentation diplomatique ou consulaire où il est exilé depuis sa libération », ayant bénéficié d’une grâce présidentielle en 2016, relève le quotidien, citant le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections.

Vox Populi qui évoque cette affaire titre : « Karim Wade éliminé de la présidentielle ».

Le quotidien nous apprend que « son inscription sur les listes électorales a été rejetée par la Direction générale des élections sur la base de l’article L31 du Code électoral »

Mais à en croire le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections, Bernard Casimir Demba Cissé qui a fait face à la presse ce lundi, « Le candidat du PDS peut faire recours auprès de l’ambassade du Sénégal au Koweït, mais la réaction des libéraux attendue aujourd’hui », note Vox Populi.

Dans le même registre le journal nous annonce que, « Khalifa Sall, par contre est en sursis ». 

« Inscriptions sur les listes électorales : Karim rejeté », écrit à sa Une L’As, pour qui « Wade fils a été disqualifié par l’article L31 du Code électoral. Mais le journal de signaler que « le Pds va apporter la riposte face de ce qu’il qualifie de forfaiture ».

L’As de renchérir qu’après le rejet de la candidature de Karim Wade c’est autour de celle du maire de Dakar, Khalifa Sall qui est en sursis en attendant que son cas soit étudié, car l’affaire la concernant est toujours pendante devant la justice.

Pour Enquête, « Karim Wade est sur la touche », en parlant de sa candidature à la présidentielle de 2019 avec « le rejet de son inscription sur les listes électorales ».

Enquête de rapporter la déclaration de Bernard Casimir Cissé, « la demande d’inscription de Karim Wade sur les listes électorales a été rejetée ».

Enquête de renchérir « il reste à savoir si le fils de l’ancien Président jouit encore de ses droits civiques et politiques ».

Même Une pour Source A avec ce titre « Macky-Karim (3-0) faisant allusion à la prison, l’exil et l’exclusion des listes électorales du fils de Me Wade ».

A en croire le quotidien Source A, « c’est la fin de rêve pour le PDS », en mettant en guillemets « Macky amna Ndam ».

Mais pour Bernard Casimir Cissé, « Karim Wade n’est pas un électeur radié, mais il ne s’était pas déplacé lors de la refonte des listes électorales ».

A la lumière du cas Karim Wade, certains journaux évoquent la situation du maire de Dakar Khalifa Sall, lui aussi condamné en mars dernier à 5 ans de prison pour détournement de deniers publics mais potentiel candidat à la présidentielle.

Enquête a recueilli les éclairages de l’enseignant en droit constitutionnel Ndiogou Sarr de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’UCAD. Et, à l’en croire « la Cour d’appel doit libérer Khalifa Sall car l’arrêt de la CEDEAO aura forcément un impact sur le procès du maire de Dakar ».

Même enseignement pour son collègue Iba Barry Camara enseignant de Droit pénal à l’UCAD, qui pense que « La Cour d’appel doit, systématiquement, libérer Khalifa Sall, puisque le procès n’a plus sa raison d’être, car la Cour d’appel doit annuler la procédure ».

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Khadim FALL

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