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Finale Coupe du Monde : La France face à l’Outsider Croate

Les Bleus veulent une deuxième étoile sur leur maillot. Les Croates rêvent d’une première. Dans les têtes des joueurs, une seule image, celle d’une Coupe du monde à soulever à l’issue de la finale France-Croatie, ce dimanche 15 juillet à Moscou.

Pour arriver en finale, la bande à Kylian Mbappé a éliminé la Belgique, bourreau du Brésil de Neymar en quart de finale. De quoi faire des français les favoris. Un piège ?

« Le statut de favori ? On n’y pense pas, assure Pogba. Les croates n’ont rien lâché contre l’Angleterre, ils perdaient 1-0 et ils sont revenus » pour gagner 2-1 après prolongation.

Et puis Pogba sait que l’équipe à damier est en mission. Il y a 20 ans, au Mondial-1998, Lilian Thuram avait éliminé d’un doublé la Croatie (2-1) en demi-finale sur la voie du sacre mondial pour les Bleus.

« C’est sûr, les croates n’ont pas d’étoile, ils en veulent une. Ils ont fait un très beau parcours, ils veulent la victoire. Comme nous« , a mis en garde Pogba. Les membres du gouvernement croate ont d’ailleurs revêtu lors d’un conseil des ministres jeudi leur maillot à damier.

Les croates sont durs au mal. « On a pris un chemin difficile, on est sûrement la seule équipe à avoir joué huit matches (en comptant les 3×30 minutes de prolongation, ndlr) d’une Coupe du monde pour aller en finale« , a lancé Zlatko Dalic, sélectionneur des « Vatreni » (« Les flamboyants« ).

« Les joueurs ont dépensé énormément d’énergie, mais on dirait que plus les circonstances sont difficiles, et mieux on joue, assure le technicien. Il ne peut pas y avoir d’excuses, c’est une opportunité unique dans une vie, je suis sûr que nous allons trouver la force et la motivation.« 

« On s’est invité dans les pages des livres d’histoire en étant la plus petite nation à se qualifier pour une finale de Coupe du Monde, avec l’Uruguay (1930, 1950), et si vous regardez les infrastructures de notre pays, nous sommes un miracle« , insiste-t-il encore.

Son duel à distance avec le coach français Didier Deschamps, capitaine des Bleus en 1998, promet. « C’est un grand privilège pour moi d’être opposé à quelqu’un qui a eu une telle carrière, à la fois comme joueur et comme entraîneur, a commenté Dalic. Il a déjà gagné une Coupe du monde, alors que moi je n’ai rien dans mon armoire à trophées. Peut-être que du coup, j’aurai une motivation plus grande… Je plaisante.« 

A propos de l'auteur

Mamadou Diagne

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