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À Matam, la société civile réclame les fonds de péréquation

Thierno baye DIÈNE, Matam
Les récriminations des élus locaux, à cause des sociétés minières, sont devenues lancinantes dans la région de Matam. Pourtant, le gouvernement du Sénégal avait pris une mesure salutaire qui consistait à restituer 20% des opérations minières aux collectivités territoriales. Mais son application tarde toujours à être effective. C’est fort de ce constat que l’antenne régionale de « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP) a initié une campagne de plaidoyer pour la mise en œuvre effective du fonds d’appui et de péréquation destiné aux collectivités.
Les acteurs de la société civile ont donc décidé de faire cause commune pour que l’ensemble des 26 communes de la région reçoivent leurs parts.

Rencontre de la société civile de Matam avec le préfet de la localité.

Mouhamadou Gaye, coordonnateur régional de (PCQVP) Matam : « après le rapport de l’ITIE de 2016, le Président Macky Sall avait lui-même insisté sur la mise en application de le règlementation sur la péréquation qui constitue un fondement de l’équité économique, sociale et territoriale. Mais depuis lors, rien. C’est la raison pour laquelle, nous les acteurs de la société civile, avons décidé porter le plaidoyer pour que les fonds de péréquation soient versés. »
Selon le rapport de l’ITIE, la part de Matam s’élève à près de 13 millions de francs CFA. Une somme dérisoire comparée à celles reçues dans des localités de Thiès et Kédougou. Cependant, la société civile se rend compte qu’elle devra mener tout seule puisque les élus locaux n’ont jamais daigné répondre à leur appel « c’est malheureux, mais les maires et les présidents de conseils départementaux, qui sont les principaux concernés ne sont jamais présents à nos rencontres. Ils se font toujours représenter par des conseillers. C’est frustrant », déplore M. Gaye.
La SERPM et la SOMIVA sont pour l’heure les seules sociétés d’exploitation officielle des phosphates de Matam mais suscitent moult interrogations auprès de la société civile, qui promet de se pencher sur les statuts des entreprises exploitantes.

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Daouda SOW

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