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Une meilleure administration, c’est tout ce que revendiquent les travailleurs de la Croix-Rouge

« Alalou Mbollo kouko lekk guiss ko, quiconque se donne la peine de dépenser pour son propre compte les biens d’une communauté le paie cher. »

Une phrase qui dit tout ou en tout cas l’essentiel. L’essentiel des revendications prônées par les travailleurs de la Croix-Rouge. Banderoles de cette couleur, fortement nouées autour du bras, symbole de leur mécontentement, ces travailleurs ont tenu un point de presse dans l’enceinte de leur établissement ce mercredi 13 juin 218.

Ils dénoncent une situation qui selon eux, n’est pas très reluisante depuis 2012. Ils affirment faire face à beaucoup de griefs au sein de leur lieu de travail. Des griefs qui s’articulent autour des points qui ne sont pas satisfaits depuis lors. Entre régularisation des arriérés, des cotisations sociales (Ipres et Caisse de sécurité sociale), un accord d’établissement qui n’est pas en phase avec la réalité des travailleurs, des retards sur les paiements de salaire.

« On note que les travailleurs n’avancent pas depuis 2012, tonne le secrétaire général. Déjà, concernant les cotisations sociales  Certains de nos camarades, diplômes en poche ne sont pas encore classés. Cette revendication est sur la table de la croix rouge depuis belle lurette. Les CDI signés ne sont pas répertoriés au niveau de l’inspection du travail ni au niveau de l’Ipres. »

Au vu de tout cela, les travailleurs ont donc commencé à s’interroger. Pourquoi avec ces programmes qui rapportent tant d’argent, nous nous confrontons à pareilles difficultés ? « Ce sont des milliards, lâche M. Badji, s’élevant autour de 800 millions pour un programme appelé « Echos », des locations de voiture, tenez-vous bien, poursuit-il, de 2013 à nos jours. Ces locations sont faites par des partenaires de la Croix Rouge avec des voitures de la Croix Rouge, précise-t-il, ce à 40 000frs CFA. Mais à quoi devrait servir cet argent sinon à régler les problèmes des travailleurs. Au lieu de cela, ils croulent sous les problèmes, » dit-il.

A noter que une dizaine de millions de FCFA rentre dans cet établissement chaque mois, selon le secrétaire général. Ils interpellent l’Etat par rapport à la gestion de cette institution publique. Une enquête de leur part est sollicitée. « Un administrateur, c’est cela le principal problème de la Croix Rouge, dit M. Badji. Il n’est plus question de laisser la Croix rouge avec des amateurs qui ne sont là que pour leurs poches. Ce n’est plus possible. »

En outre, avec des cotisations, les parents d’élèves jouent un rôle, et pas des moindres, dans leurs conditions de travail.

A défaut de réponses claires de la part des administrateurs de leur institut, les travailleurs menacent de dérouler un deuxième plan d’action.

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Mame Khary Leye

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