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Saint Louis – UGB : Des anciens secrétaires généraux du SAES s’invitent dans la médiation

Adama SENE, Saint-Louis.
La crise universitaire n’a pas laissé indifférente les anciens secrétaires généraux du syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES). Ces derniers ont pris leur bâton de pèlerin pour prêcher la bonne parole afin de recoller les fissures nées des douloureux évènements du 15 mai dernier survenus à l’ UGB. Le Pr Malick Fall et sa délégation ont rencontré les différentes composantes de la famille universitaire de Sanar, où chaque partie a émis des préalables pour une reprise effective des cours et du travail administratif et technique.
Le collectif des anciens secrétaires généraux du SAES, le Recteur, la coordination des étudiants de Saint-Louis, les enseignants, le personnel administratif, technique et des services de l’UGB ont échangé plusieurs heures à Saint-Louis sur le devenir de l’institution. Discussions au cours desquelles, les différentes parties ont affiché leur disponibilité et leur volonté pour la reprise du travail mais sans poser des conditions préalables. A en croire le porte-parole du collectif, l’Université Gaston Berger nécessite un Plan Marshall pour se redresser et redevenir le centre d’excellence qu’il était. « La rencontre a permis aux différents acteurs d’exiger l’évaluation de l’impact des dégâts au sein de l’université après les violentes manifestations. Mais les échanges ont aussi permis de formuler un important accompagnement financier urgent auprès des autorités pour la reconstruction et la réparation des endommagements. Sur le volet pédagogique, il sera demandé aux UFR de revoir leur calendrier pour combler le retard dans les enseignements et ces dernières sont invitées à s’y atteler » a soutenu le Pr Malick Fall. Pour le secrétaire général du SAES, le point le plus important dans les conditions préalables de reprise des cours à l’UGB, est et reste la poursuite judiciaire des ou du meurtrier de l’étudiant Mouhamadou Fallou Séne. « La machine judiciaire doit être mise en branle pour que la mort de cet étudiant ne soit pas vaine. La lumière doit être faite sur cette affaire et toutes les responsabilités situées. Pour un retour au calme, il faut que des actes forts sur le plan juridique soient posés pour rassurer l’opinion et les étudiants que le fautif ne sera pas resté impuni. Raison pour laquelle, le SAES demande au procureur qui a désormais en charge le dossier, de sortir de son mutisme et parler à la population sénégalaise. L’année universitaire n’est pas infinie par conséquent il faut faire vite » a-t-il ajouté. Le porte-parole du jour a également profité de l’occasion pour appeler le chef de l’État à respecter ses engagements surtout ceux pris lors de l’audience avec la coordination des étudiants du Sénégal. « Pour éviter des dérapages et des violences inouïes, il faut que les autorités apprennent à respecter leurs signatures. Concernant les revendications du SAES, la date butoire est fixée à la fin de ce mois et jusqu’à présent aucun signal n’est posé par les autorités » a rappelé le Pr Malick Fall. Le secrétaire général du SAES a regretté qu’aucune autorité étatique n’ait fait le déplacement à l’UGB pour constater de visu les énormes dégâts. « Depuis le déclenchement des contestations, le SAES avait invité tous les recteurs du Sénégal à se rendre à l’UGB pour mesurer la portée d’une décision et ses conséquences. Malheureusement notre invite n’a pas eu d’écho favorable auprès des autorités » a conclu le Pr Fall.

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Daouda SOW

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