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Liberté de la presse : Le Sénégal, un bon élève mais peut mieux faire

Depuis que les Nations Unies ont déclaré en 1993 le 3 mai journée mondiale de presse, l’Organisation non gouvernementale Reporters sans frontières dresse un classement des pays où la liberté de la presse est absente. Un classement dans lequel le Sénégal a fait un bond de huit places au plan mondial. Cependant, l’ONG  a relevé quelques points noirs qui entachent le paysage médiatique sénégalais.

Au Sénégal, le journalisme a connu des avancées significatives selon l’organisation non gouvernementale, Reporters sans frontières. Le Sénégal est considéré comme une des démocraties les plus exemplaires en Afrique. La pluralité y est une réalité et la liberté d’information est garantie par la Constitution de 2001. Notre pays a fait un bond de 8 places au plan mondial, le Sénégal passe de la 50ème place à la 58ème place.  En Afrique, le Sénégal figure dans le top 10 des bons élèves, il occupe la 7ème place. Notre pays est devancé par le Ghana (23ème au plan mondial), la Namibie (26ème), l’Afrique du Sud (28ème), le Cap-Vert (29ème), le Burkina Faso (41ème) et le Botswana (48ème).

Si l’ONG reconnait que les atteintes contre les journalistes se sont espacées ces dernières années, elle regrette néanmoins que « certains sujets restent tabous. « Plusieurs médias ont été convoqués et intimidés pour avoir rapporté des faits de corruption », informe RSF. L’ONG s’est par ailleurs vivement étonné de la condamnation en 2016 du directeur de publication de l’Observateur et son journaliste et un journaliste du Quotidien. « La justice a reconnu la diffamation alors que des faits qu’elle sait par ailleurs avérés ».

« Les médias sont de plus en plus pris en tenailles depuis l’adoption en juin 2017 d’un code de la presse qui ne dépénalise pas les délits de presse et prévoit la saisie des supports de diffusion, la suspension ou la fermeture d’organe de presse en cas d’atteinte à la sécurité de l’Etat », informe RSF.

Montée d’un sentiment anti-journaliste dans le monde

En Afrique, les situations sont très variées. Le statut de bons élèves des pays comme la Namibie et le Ghana tranche d’avec celui du Cameroun et de celui de la République démocratique du Congo. Ces pays figurent respectivement à la 129ème et 154ème place du classement mondial. Les coupures d’internet, les arrestations et autres censures ont fini de museler la presse dans ces pays.

Le rapport a souligné un climat de haine croissant à l’égard de journaliste au plan mondial. L’organisation s’est par ailleurs alarmée du discours haineux proféré à l’égard des journalistes dans le monde. Ainsi, 21 pays ont été placés dans une situation « très grave ».

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