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Journée mondiale de la fistule obstétricale : La CEDEAO choisit le Sénégal pour mener le combat avec ses 400 cas annuel

Le Sénégal est choisi par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) pour célébrer la journée internationale de la Fistule obstétricale ce mercredi 23 mai, annonce un communiqué de l’institution sous-régionale.
« Après l’édition 2017 en République du Liberia, les manifestations de cette journée seront menées en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre de la République du Sénégal, » rapporte le texte.
Ajoutant que les festivités seront marquées par la réhabilitation du Centre MARFO, centre de référence de traitement de la Fistule obstétricale au Sénégal.
Il s’agit notamment de la « réfection des locaux dudit centre par la construction d’une buanderie moderne, la mise à disposition de kit d’hygiène et de draps, l’équipement en matériel informatique, la dotation de mobiliers de bureau et la remise de financements aux femmes guéries de la fistule et ayant été formées en activités génératrices de revenus ».
La Fistule obstétricale (FO), souvent « méconnue de la majorité de la population est avant tout une maladie rongeuse d’âme. Théoriquement, elle n’est pas mortelle en soit mais, elle est très handicapante. Dans la plupart des cas, la femme perd son bébé durant le processus de l’accouchement. Ensuite, elle souffre d’une incontinence chronique. Incapable pour elle de contrôler l’écoulement de l’urine ou l’excrétion des matières fécales due à une perforation des parties intimes de la femme ».

Et elle survient durant les accouchements prolongés, compliqués, généralement sans assistance médicale. Les causes profondes sont liées aux mariages précoces, aux maternités précoces, aux mutilations génitales féminines telles que l’excision, à l’absence de consultations prénatales et d’assistance médicale au moment de l’accouchement, à la malnutrition, à la pauvreté, entre autres.

Cette fistule touche particulièrement les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans et les femmes en âge avancé et vivant en milieu rural. Elle génère plus une souffrance émotionnelle que physique car, elle découle dans la majeure partie des cas, à un abandon, de la part de l’époux et/ou de leur communauté.

Chaque année, ce sont 400 nouveaux cas qui sont enregistrés, avait-indiqué Mme Diagne, représentante de l’UNFPA à Dakar. Les statistiques montrent que ces dans les zones (nord) Matam, et du Sud où l’on enregistre un fort taux de mariages précoces que l’on trouve plus de femmes porteuses de fistule obstétricale. Le constat est le même dans les zones où il y a un fort taux de prévalence de mutilations génitales.
La Commission de la CEDEAO, à travers son Centre pour le développement du genre basé à Dakar, a pris l’initiative depuis 2010, de mener un programme d’envergure de soutien médical et financier aux femmes et aux filles victimes de fistule dans ses Etats membres.
Source :

Avec APS

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Mame Khary Leye

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