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13e biennale : Revaloriser l’art contemporain africain, un combat pour les artistes

Le programme de la 13e biennale de Dakar se poursuit. Au delà des expositions, des panels sont organisés. Ce lundi 7 avril, s’est tenu au musée Théodore Monod, un programme d’échange sur plusieurs thèmes mais toujours en rapport avec le monde de l’art.

Le thème retenu est prospective/nouveaux supports de valorisation des arts contemporains africains. A travers ce thème, les panélistes Viyé Diba, Alisa Lagamma, Karen Milbourne ont ressorti selon eux, le problème d’orientation stratégique du monde.

Le principal problème des africains est d’après M. Diba, le manque de confiance dont fait preuve les africains. « La majeure partie des gens, en Afrique, sont ce que la société a fait d’eux. Or, le développement se crée. Et l’art, se crée à partir du développement, dit-M. Diba. On arrive rarement à grand chose lorsque l’on manque de confiance. Pour faire de l’art il faut oser, et il faut se laisser guider par ses ressentis. Il faut redonner confiance aux africains, » tonne t-il.

Au cours des échanges, un homme, d’âge mur, a soulevé à tout hasard, la question des lieux pouvant abriter des rencontres de ce genre, entre amoureux de la culture.

La biennale est une idée des artistes. Ils se donnent à cœur de revoir et réorganiser le système artistique. Il en va de l’idée du thème évoqué, valorisation des arts contemporains africains. « Les lieux d’art sont essentiels. Déjà il faudrait, dit-Karen Milbourne, susciter cette curiosité artistique aux plus jeunes en ayant cette habitude de leur faire faire le tour des musées et autres endroits teintés de choses artistiques. Il n’est pas trop tard mais je pense que les plus jeunes peuvent aider à développer cette revalorisation. Parce qu’on le dise ou pas, l’art n’est pas très valorisé au Sénégal ni en Afrique en général, » dit-l’américaine venue exprès pour la biennale.

Un participant, africain, assez fougueux, d’une voix rauque teintée d’un fort accent français pose une question lançant un débat assez animé. « Est-ce-que l’art a déjà été valorisé au Sénégal, » dit-il. Le commissaire de pavillon pavillon Viyé Diba, remonte au loin, pour poser des arguments visant à approuver la valorisation de l’art au Sénégal. « Nous avons eu la chance d’avoir un amoureux de tout ce qui touche à la culture comme premier Président. A travers cela, il a bercé la culture, »argumente-M. Diba.

Le débat a continué jusqu’à ce que l’orateur indique que le temps est écoulé.

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Mame Khary Leye

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