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Un congrès, pour l’abolition de la peine de mort se tient à Abidjan

En 1990, seul le Cap Vert avait décidé, en Afrique, d’abolir la peine de mort.
Vingt-huit ans plus tard, dix-neuf autres pays africains avaient rejoint l’archipel dans cette démarche.

Un long chemin reste à parcourir pour faire adhérer l’ensemble du continent à cette cause. « Nous sommes convaincus, au sein de la communauté internationale, que l’Afrique sera le prochain continent abolitionniste. Tous les ans, il y a des pays africains qui abolissent la peine de mort. Aujourd’hui, quatre cinquièmes des pays africains ne pratiquent plus la peine de mort, c’est-à-dire qu’ils l’ont abolie de droit ou de fait. Ce congrès est organisé justement pour pousser les derniers pays qui résistent encore et pour accompagner cette dynamique extrêmement positive vers l’abolition en Afrique », a déclaré Nicolas Perron, directeur des programmes pour l’association Ensemble contre la peine de mort.

Les obstacles à franchir en terme d’abolition de la peine de mort sont faits de contextes politiques, de préceptes religieux et de particularismes sociologiques. « Les obstacles en eux-mêmes sont des obstacles d’ordre politique, d’ordre juridique. Ce sont notamment des référents religieux. Ce sont également des pratiques traditionnelles sur lesquelles il va falloir travailler avec les opinions publiques. Très souvent, en effet, dans le cadre de nos visites, des gouvernements sont parfois conscients du fait qu’il faut franchir ce pas mais le frein vient des opinions publiques », a souligné Maya Sahli Fadel, commissaire à la Commission africaine des droits de l’homme.

En 2016, le Nigeria a condamné 527 personnes à mort devant l’Egypte, avec 237 condamnations. L’Egypte est le pays à avoir mis le plus en pratique ces exécutions avec quarante-quatre exécutions, devant la Somalie qui en a enregistré quatorze et le Nigeria, trois.

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Mame Khary Leye

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