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Hydraulique rurale : 90% des villages sénégalais sont connectés au réseau (Ministre)

Mansour Faye, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a estimé à 90% le taux de raccordement au réseau d’adduction d’eau en milieu rural, seuls 4.000 villages doivent encore être connectés, sur les 40.000 que compte le Sénégal.

« Notre pays comprenant 40 000 villages, il reste encore 4000 villages dont il faut s’occuper », a-t-il fait savoir au cours de la plénière de l’Assemblée nationale chargée de l’examen du budget de son département pour le prochain exercice. « Tout ne peut être fait tout de suite, mais, étant donné qu’un reliquat est disponible dans le financement des forages prévus, des arbitrages pourront se faire », a déclaré Mansour Faye.

Selon le ministre, en matière d’hydraulique rurale, le taux d’accès au réseau est actuellement de 90%, l’accès universel étant projeté pour 2021.

A l’exemple, des zones frontalières, qui ont déjà été prises en compte par le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontalières (PUMA), a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a par ailleurs annoncé que le projet de la troisième usine de traitement d’eau de Keur Momar Sarr (KMS3), sera officiellement lancé par le président de la République, le 18 décembre prochain. Le coût des travaux dudit projet s’élève à 274 milliards de francs FCFA.Il est financé par « un pool de bailleurs » et devrait permettre au Sénégal de disposer à l’avenir d’une « capacité journalière de fourniture en eau 200 000 m3 », a renseigné le ministre.

En plus du projet de dessalement d’eau de mer des Mamelles, d’une capacité de 100 000m3 par jour et financé par le Japon à hauteur de 137 milliards de francs CFA, la troisième sine de traitement d’eau de Keur Momar Sarr contribuera à couvrir les besoins en eau potable du Sénégal « jusqu’en 2035 », a assuré M. Faye.

En ce qui concerne le volet assainissement urbain, Mansour Faye a laissé entendre que depuis 2012, des efforts avaient été faits en tenant compte des 14 localités considérées comme « les parents pauvres » du sous-secteur.

 Ainsi, un programme dit des dix villes (Louga, Tivaouane, Tambacounda, Matam, Rufisque, Cambérène, Pikine, Saint-Louis, Kaolack, Touba) a été lancé, il permettra le traitement des eaux usées. « Ce programme est financé par la BOAD pour un montant de 60 milliards de francs FCFA. Les mandats d’arrangement ont été signés et les sociétés déjà choisies. Toutes les contraintes ont été levées et le démarrage, qui sera simultané, est prévu au début du mois de janvier 2018 », a-t-il annoncé.

 Sur l’assainissement rural, le ministre de l’Hydraulique rural et de l’Assainissement a annoncé la réalisation de 100 000 à 120 000 latrines sur financement de la Banque mondiale.

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Papa Atou Diaw

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