Actualité sport

La poignante lettre de Serena Williams à sa mère : « Merci d’être ce modèle pour moi, je t’aime tendrement »

Dans la lettre, Serena Williams, native de Saginaw (Michigan) et qui a remporté 23 titres du Grand Chelem vante les mérites de sa mère , élevée au rang d’exemple: « Merci d’être le modèle dont j’avais besoin pour franchir tous les obstacles que j’appréhende aujourd’hui comme des challenges – et que j’arrive aujourd’hui à apprécier. »

Celle qui vient de donner naissance à son premier enfant, il y a juste dix huit jours, répond aussi à ses détracteurs dans la missive « On m’a traitée d’homme parce que je suis d’apparence forte. On a dit que je me dopais (non, j’ai toujours eu trop d’intégrité pour me comporter de manière malhonnête et en tirer avantage) (…) Je suis fière de pouvoir leur montrer ce que certaines femmes sont capables de faire. »

Voici l’intégralité de la lettre de Serena Williams

« Maman,

 

Tu es l’une des femmes les plus fortes que je connaisse. Je regardais ma fille (c’est vrai, j’ai une fille!), elle a mes bras et mes jambes. Le même corps, les mêmes bras, forts, musclés, puissants, sensationnels. Mais je ne sais pas comment je réagirais si je devais traverser ce que je subis depuis mes 15 ans, et aujourd’hui encore.

 

On m’a traitée d’homme, parce que je paraissais trop musclée. On a dit que je me dopais (non, j’ai trop d’intégrité pour me comporter de façon malhonnête, et d’en tirer un avantage). On a dit que je n’avais pas ma place dans le sport féminin – que le monde des hommes me correspondait plus – parce que j’avais une apparence plus forte que les autres. (Non, je travaille juste beaucoup, et je suis née avec ce corps de tueuse, et j’en suis fière).

 

Mais maman, je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas t’emporter devant chaque journaliste, commentateur, détracteur ou simple personne qui était trop ignorante pour comprendre la force de la femme noire.

 

Je suis fière de pouvoir leur montrer ce que nous sommes capables de faire. Nous ne nous ressemblons pas toutes. Nous avons des courbes, nous pouvons être musclées, grandes, petites… et nous sommes toutes les mêmes: nous sommes des femmes, et nous en sommes fières !

 

J’aimerais un jour suivre ton exemple. J’essaie en tout cas, et Dieu n’en a pas encore fini avec moi. Il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais merci.

 

Merci d’être ce modèle dont j’ai eu besoin pour endurer toutes les difficultés que j’ai dû affronter et que je considère aujourd’hui comme des challenges – le genre de challenges qui me plaisent aujourd’hui. J’espère à mon tour pouvoir l’enseigner à mon enfant Alexis Olympia, et avoir le même courage que tu as eu.

 

Maman, promets-moi que tu continueras de m’aider. Je ne suis pas sûre d’être aussi douce et forte que tu l’es, pour le moment. J’espère l’être un jour. Je t’aime tendrement.

 

La plus jeune de tes cinq enfants,

 

Serena »

A propos de l'auteur

Khadim FALL

Laisser un commentaire

Close