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Made in Sénégal : Les jus locaux de plus en plus haut

Du jus de Bouye, Tamarin ou Bissap instatané ça vous dit ? Ou plutôt souhaitez-vous déguster quelques portions de mangue ou banane séchées ? Eh oui, les producteurs locaux n’ont pas fini de repousser leurs limites pour valoriser la culture du pays de la Teranga.
C’est dans son grand boubou en bazin de couleur mauve foncé, que Aminata Seck s’est présentée pour répondre à l’invitation des organisateurs du concours Mister Model International. Tête couverte, elle avance d’un pas assuré et calme. Sa présence est loin d’être fortuite. En effet, lors de la foire prévue à Miami aux Etats Unis, il sera question de mettre en avant les produits faits au Sénégal. Pour sa part, elle a misé sur une autre présentation de jus locaux, qu’elle seule maîtrise les fondamentaux. Questionnée sur le processus de fabrication, la productrice en herbe va répondre « c’est un concentré de jus de Bissap, Tamarin ou Bouye. Le temps de préparation dépend du climat et de la quantité de jus à transformer ».
Vieille de 2 ans, Zami Produits Naturels l’entreprise de Aminata Seck embauche 3 personnes à son compte. Comptable de formation, reconverie en entrepreneur, Aminata veille à respecter l’aspect environnemental. C’est dans cette logique qu’elle a trouvé une issue pour les résidus de ses transformations « mes amis et d’autres producteurs récupèrent les restes de mes productions pour réaliser une autre transformation ». A l’heure actuelle, la vente de ses produits est faite sur Internet.

Exposition produits locaux « Zami ».

Les mangues et les bananes séchées et d’autres produits dérivés des fruits locaux proviennent du Monastère de Keur Moussa. Le frère Paul Marie Kolié, délégué du Monestère revient sur le coût de certains produits avant d’évoquer l’un des produits phares de leur production « nous avons certaines boisons qui sont à deux mille francs CFA le litre. Nous produisons le Layjaar un jus à base de pamplemousse. Il révitalise et donne du tonus. C’est une boisson idéale après l’effort. Nous produisons également Kumquats séchés ». Avant de rajouter « le mieux c’est de se rendre au Monastère pour découvrir tout ce que s’y trouve et se fait».
La question environnementale est loin d’être négligée même au Monastère. En effet, les épulchures qui proviennent de la matière première à savoir les fruits, servent d’aliments ou d’engrais « nous donnons les peaux de fruits aux porcs et parfois on s’en sert pour les transformer en engrais. Les noyaux quand à eux sont conservés pour être replantés ».
Excepté leur désir de repousser les limites de la consommation locale, les responsables du Monastère de Keur Moussa et Aminata Seck, directrice de Zima Produits Naturels partagent les mêmes préoccupations. Ils souhaiteraient que les autorités aménagent un espace exclusivement dédié à la commercialisation des prooduits locaux, pour qu’ils puissent exposer leurs produits et par la même occasion partager leurs expériences avec la population.

A propos de l'auteur

Papa Atou Diaw

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