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Exploitation du Zircon en Casamance : La société civile « recommande » que l’affaire soit vidée par l’Assemblée nationale

De Youssouf DIMMA, Ziguinchor
Les acteurs de la société civile de l’espace Sénégal, Gambie et Guinée Bissau, à l’initiative de la plateforme des femmes formalisée officiellement la veille, de ces trois pays ont tenu ce jeudi 21 septembre 2017 à Ziguinchor, une « Table de Paix » dont l’une des principales recommandations est « la soumission à l’Assemblée nationale du Sénégal, de la polémique autour de l’exploitation ou non du Zircon en Casamance ».
Pour les acteurs de la société civile de ces trois pays, le débat sur l’exploitation ou non du Zircon à Niafrang, localité située dans la commune de Kataba 1, département de Bignona, « est si sérieux qu’il ne devrait pas être une affaire de groupuscule voire d’hommes politiques ». Ce débat, à les en croire, « devrait être national et donc soumis aux représentants du peuple sénégalais qui doivent le vider définitivement ».
En effet, depuis le mois de juin 2017, soit un mois avant le démarrage de la campagne en vue des législatives au Sénégal, des hommes politiques de l’opposition originaires de la région naturelle de la Casamance montent régulièrement au créneau pour s’en prendre à l’Etat, dans le cadre de ce débat.
Certains ont même intégré les rangs du « comité de lutte contre l’exploitation du Zircon », avant d’accentuer leur « pression » sur l’Etat. C’est notamment pour « éviter des dérives à ce sujet » que la « Table de Paix » de Ziguinchor a fait cette recommandation.
Toutefois, les acteurs ayant participé à la « Table de Paix » de Ziguinchor devront surmonter une difficulté, c’est « la sensibilisation des députés ». C’est ainsi qu’une « mission » a été confiée aux femmes de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC). Si l’on en croit Ndèye Marie Diédhiou Thiam, présidente de cette association comptant plus de 250 organisations de femmes de la Casamance, « nous avons reçu comme mission de prendre langue avec nos députés pour les sensibiliser et les amener à porter le problème dans l’hémicycle ».
Faudrait-il le signaler, la « Table de Paix » a vu la présence d’un représentant de l’Etat du Sénégal, d’un de l’Armée sénégalaise, d’une délégation du bureau national du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de autorités religieuses et coutumières issues de toutes les strates de la société sénégalaise.

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Daouda SOW

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