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Saint Louis – Affaissement du mur de protection de Guet-Ndar : La vieille cité menacée !

De Adama SENE, Saint-Louis 

Le relogement dans les écoles de la Langue de Barbarie de certaines familles victimes de l’avancée de la mer n’a pas résolu pour autant les nombreux problèmes des sinistrés. Les vagues déferlantes continuent toujours de faire des dégâts dans Guet-Ndar et environs. Depuis quelques jours, les populations du sous-quartier de Santhiaba ne savent plus à quel saint se vouer. C’est une réelle menace qui pèse sur celles-ci, après que la mer ait affaissé une partie du mur de protection. Une situation alarmante qui risque de recréer au milieu de la Langue de Barbarie une nouvelle brèche et d’autres destructions d’habitations.
Le danger est plus que présent dans les sous quartiers de la Langue de Barbarie. C’est le cas à Ndar-toute ou Santhiaba. Une partie du mur de protection datant de l’époque coloniale qui tentait de résister encore aux assauts répétitifs des vagues houleuses de la mer, a finalement cédé après plusieurs semaines de menace. Une situation inquiétante qui si on n’y prend garde, exposera toute la ville de Saint-Louis. A en croire certains vieux pêcheurs de Guet-Ndar. A cause de l’affaissement de ce pan du mur de protection, la mer cherche une voie pour pénétrer dans le quartier. « Si les autorités ne réagissent pas très vite pour colmater cette fissure, dans peu de temps, la mer réussira son coup de destruction massive, d’autres maisons tomberont et la Langue de Barbarie sera rayée de la carte mondiale » a martelé le doyen Abdou Faly Fall. Avant de poursuivre que l’urgence qui s’impose présentement aux autorités locales et nationales, c’est de tout faire pour que la mer ne parvienne à se frayer une nouvelle brèche en pleine ville et en face des habitations de Santhiaba. Pourtant la menace s’est signalée depuis fort longtemps dans la Langue de Barbarie avec la destruction de nombreuses habitations et autres matériels de pêche par les vagues houleuses de la mer. Mais cette menace est-elle sérieusement prise en compte par les autorités ? Certains guet-ndariens rencontrés dans les rues du quartier, répondent par la négative. Selon eux, au lieu de passer à l’action pour sauver les sous-quartiers de la Langue de Barbarie, les autorités se sont limitées à des promesses. « Si la situation est arrivée à ce stade et nos vies mises en danger, c’est parce que les autorités ne nous prennent pas au sérieux. Elles sont intervenues pourtant dans d’autres localités moins exposées que Guet-Ndar et ses environs. Depuis le début de la catastrophe, combien de ministres et autres autorités ont défilé dans la Langue de Barbarie pour faire des promesses. Il y en a plein, mais les promesses de construction de digue de protection ne sont jamais tenues. Maintenant le résultat est là. Toute la population de Saint-Louis est assise sur une bombe qui peut éclater à tout moment. Donc qu’elles s’arrêtent de se jouer de nous et s’occupent sérieusement de nos difficultés » a râlé le pêcheur Moustapha Gueye. D’ailleurs le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye par ailleurs maire de la commune de Saint-Louis, en visite dans les différentes écoles où sont relogées les 73 familles sinistrées de Guet-Ndar, a reconnu que l’avancée de la mer dans la vieille cité, constitue un danger permanant pour toute la ville. Avant de renouveler l’engagement de l’Etat du Sénégal à se pencher urgemment sur le cas de la Langue de Barbarie. Une promesse que les populations de cette localité souhaitent enfin voir se concrétiser.

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Daouda SOW

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