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13ème législature : Le PUR réclame le statut du chef de file de l’opposition parlementaire

Le parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) sorti ragaillardi des élections législatives du 30 juillet 2017 avec trois (3) sièges de députés,  revendique le statut du chef de file de l’opposition parlementaire du Sénégal. Face à la presse ce lundi 07 Août, le Professeur El Hadji Issa et ses camarades sont revenus sur l’organisation des élections législatives du 30 juillet 2017. Des élections qu’ils assimilent à une mascarade.

Avec trois (3) sièges de députés qui équivalent à plus de 155 mille voix, le parti de l’Unité et du Rassemblement se dit être en droit de réclamer le statut du chef de l’opposition parlementaire sénégalaise. « Aujourd’hui au sortir de ces élections législatives, les chiffres prouvent à suffisance que le PUR est le premier parti politique au Sénégal. En effet, sur les 47 listes de partis et coalitions de partis qui étaient en lice pour ces joutes électorales, il n’y avait que trois partis dont le PUR. Et sur les trois, seul le PUR qui était en phase de redynamisation a réussi la percée en obtenant trois sièges », déclare le Professeur Issa Sall tête de liste nationale du parti, élu député au même titre que deux autres de ses camarades dont Oulimata Guiro et Babacar Thiaw.

Fort de cette victoire le PUR est en droit de réclamer ce qui lui revient de droit et qui lui a été conféré par les urnes. « Nous allons user de tous les leviers car, c’est la Constitution qui prévoit ce statut qui aujourd’hui nous revient avec les résultats obtenus comme étant le seul parti sans coalition à gagner trois sièges » soutient le Professeur Sall.

Les élections législatives, une véritable mascarade selon le PUR

Revenant sur l’organisation des élections législatives, le parti dirigé par Pr Sall n’a pas manqué de relever dit-il l’amateurisme dont a fait montre le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo et ses services dans leur incapacité à organiser des élections libres et transparentes.

Plusieurs dysfonctionnements ont été relevés lors de ces élections. « C’est plus qu’une fraude à en croire le Professeur Sall, c’était une mascarade pour qualifier ce qui s’est passé le 30 juillet ». D’aucuns parle de sabotage moi je parle de mascarade. Les élections étaient extrêmement mal organisées. Et, pour pousser le bouchon un peu plus loin, le Professeur El Hadji Issa Sall pointe du doigt les ordres de mission qui ont été distribués par les services étatiques à qui bon leur semble. « Nous avons été déçu de l’organisation de ces élections par le ministre de l’Intérieur. Pour exemple, il cite les ordres de mission que les services compétents de l’Etat ont distribué à tort et à travers en faveur du parti au pouvoir, cela est inadmissible pour un pays comme le Sénégal », fulmine-t-il. Conséquence « même nous au PUR, on ne peut pas dire avec certitude ce que nous avons comme nombre de voix lors de ces législatives. C’est sûr que si les choses étaient bien organisées nous aurons un score meilleur que celui obtenu », clame le Pr Sall.

Mais en dépit de tous ces manquements notés, le Parti de l’Unité et du Rassemblement ne compte pas déposer de recours pour contester les résultats issus des urnes le 30 juillet dernier.

Interpellé sur leur priorité une fois à l’Assemblée Nationale, le tout nouveau député martèle que lui et ses collègues du PUR vont  s’atteler à un meilleur rééquilibrage des institutions. « Nous allons faire des propositions de lois allant dans le sens du rééquilibrage des institutions de la République.

Alliance avec d’autres partis, le PUR pose ses conditions 

Répondant à une interpellation sur une éventuelle alliance avec d’autres partis, Professeur Sall de préciser que « le PUR ne compte pas s’allier avec un quelconque parti. Au contraire si alliance doit y avoir se sont les partis qui devront venir vers eux pour discuter avec le PUR et non le contraire », rétorque-t-il.

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Khadim FALL

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