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Protection des enfants: Le Sénégal inspire en Afrique de l’Ouest

La Cédéao veut contrôler mobilité transfrontalière des enfants. Suite à une proposition du Réseau Afrique de l’Ouest ce lundi 24, en collaboration avec d’autres partenaires tels que la Cédéao, un atelier visant à harmoniser les différentes politiques des Etats membres en matière de protection des enfants. Le partenariat du Sénégal et la Guinée Bissau dans le retrait des enfants de la rue a été cité comme exemple à étendre.

« Une initiative louable du Sénégal », ce sont les termes utilisés par Florence Iheme, Directrice des affaires sociales au sein de la CEDEAO, pour qualifier la décision du gouvernement du Sénégal pour le retrait des enfants de la rue. Selon elle, « chacun de nos Etats membres a les mêmes défis à relever », elle estime également que des alternatives doivent être offerts. Ainsi, les 15 représentants de la CEDEAO et de la Mauritanie conviés par le RAO, afin qu’ils  réfléchissent sur les moyens d’une harmonisation de cette politique.

Cet accord qui a été signé entre la Guinée Bissau et le Sénégal dans le cadre de la politique de retrait des enfants de la rue au Sénégal. Oumy Khaïry Niang, représentante du gouvernement du Sénégal s’est par ailleurs félicitée de l’adoption de la stratégie nationale de Protection des enfants avec les standards minimaux de prise en charge des enfants vulnérables. Cette politique « est devenue l’outil de référence en la matière adopté par la CEDEAO lors du dernier Comité de pilotage du RAO tenu à Abidjan » renchérit-elle.

Selon Niokhobaye Diouf, Directeur des Droits, de la protection de l’Enfant et des groupes vulnérables, « le réseau qui concernait d’ailleurs dans un premier temps le Sénégal, la Guinée Bissau et le Mali, aujourd’hui il est étendu à tous les membres de l’organisation sous régionale ». On note également la participation inédite des points focaux et du département des affaires sociales de la CEDEAO, représenté en la personne de Florence Iheme. Ces partenaires vont également apporter leur contribution dans la rédaction du manuel de gestion des centres qui sont les cadres d’accueil des enfants.

La surveillance des frontières, un défi majeur…

« Il revient aux Etats de contextualiser les politiques adoptées par la CEDEAO car chaque pays a son contexte et ses propres réalités. La CEDEAO se contente juste d’harmoniser les politiques entre les différents Etats membres », rappelle Florence Iheme. L’harmonisation des politiques permet, d’après elle, de faciliter le partage d’informations et de stratégies entre les Etats membres. Selon Alassane Faye, membre du conseil d’administration d’Enda Jeunesse, « la mise en application de pareilles décisions dépend de plusieurs facteurs dont nos traditions culturelles, de la formation des intervenants etc. Ce n’est pas juste un travail qui incombe seulement à l’Etat mais il faut une synergie des acteurs et c’est la raison pour laquelle nous sommes présents à cet atelier. »

L’un des grands défis de cet atelier est de pouvoir surveiller le mouvement des enfants entre les Etats et d’assurer la libre circulation des personnes et des biens, qui est en vigueur dans l’espace CEDEAO. « Il s’agit des enfants non accompagnés que nous devons protéger », tient à préciser Alassane Faye d’Enda Jeunesse.

A propos de l'auteur

Papa Atou Diaw

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