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Ziguinchor: Plusieurs dizaines d’agents de la santé dans la rue

De Youssouf DIMMA, Ziguinchor

Plusieurs dizaines d’agents de la santé en exercice dans les structures médicales des départements de Bignona, Ziguinchor et Oussouye ont battu le macadam ce jeudi 29 Juin, à Ziguinchor, capitale de la région éponyme. Ils portaient leurs blouses blanches et arboraient des brassards rouges. Ils réclamaient entre autres le paiement de 6 mois d’arriérés de salaires de ceux d’entre eux qui ont été orientés par l’Etat vers le programme déroulé par la coopération japonaise dénommée « JICA ».
Si l’on en croit Ousmane Mbaye, leur porte-parole par ailleurs Secrétaire Général (SG) de l’Union Régionale du Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (UR/SUTSAS), « nous avons marché en solidarité avec nos collègues recrutés par l’Etat dans le cadre du programme JICA et qui sont restés 6 mois sans salaires ».
M. Mbaye a indiqué que ce point était « le principal point de revendications » les ayant jetés dans la rue. Il estime que de manière subsidiaire, de nombreux autres points répertoriés dans leur plateforme revendicative les y ont surtout encouragés. Il s’agit notamment « du retard de salaires des contractuels en service dans les structures publiques dépendantes du ministère de la santé, du retard de paiement de la motivation nationale, les rétentions totales ou partielles des fonds de dotation, etc. ».
Les marcheurs ont dans ce sens brandi plusieurs pancartes sur lesquelles on pouvait lire des inscriptions telles que :« halte à la diminution de l’enveloppe des heures supplémentaires, recrutement des communautaires, octroi des prêts DMC aux EPS, prise en charge totale des personnels de santé à la retraite, libérez nos fonds de dotation allant de 2013 à 2017, etc. »
Côtés infrastructures et logistiques, les marcheurs ont « dénoncé l’absence d’un bloc opératoire et d’une ambulance au centre de santé de Bignona avant d’exiger que l’Etat construise » ledit bloc dans la capitale du Fogny « en le dotant d’une ambulance et du personnel adéquat ».
Après avoir arpenté au moins 5 kilomètres, à travers les artères de Ziguinchor, les marcheurs, qui ont pris départ sur l’esplanade de l’hôpital de la Paix, se sont rendus d’abord à la gouvernance. Ils ont ensuite terminé leur procession contestataire au centre de santé communément appelé « hôpital Silence », où ils ont organisé un sit-in
Ils ont promis de « passer à la vitesse supérieure si les autorités ne réagissent pas en faveur » de leurs exigences.

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Daouda SOW

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