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Ramadan à Diourbel: A la source du « Foulkou Ma’shone »

De Mor SENE, Diourbel  
Durant le mois de Ramadan, des centaines de personnes convergent vers Keur Goumack, lieu où résidait le serviteur du prophète (PSL) , Serigne Touba Mbacké Khadimou Rassoul, pour assister au récital du FOULKOU qui est un livre volumineux réunissant des xassaides et versets du coran écrit par guide Cheikh Ahmadou Bamba. Il se déroule sous la présence de Serigne Mountakha Mbacké fils de Serigne Moustapha Bassirou et la famille de Serigne Touba.
Le Foulkou est récité chaque jour à Al Bouxatal Mubarak( la terre bénite ) communément appelé Keur Goumack, par Mountakha Gueye, Ablaye Daikhoumpa et Khadim Gadiaga. En effet, le président du dahira en charge de l’organisation, Khadim Gueye, président du conseil départemental, ancien ministre de l’agriculture du temps d’Abdoulaye Wade, nous apprend que Serigne Touba avait recommandé la lecture du FOULKOU durant tout le mois béni.
« Serigne Moustapha Bassirou et mon père m’ont raconté que le CHEIKH mettait mille francs (1000F) dans une page du livre pour indiquer aux disciples qui le lisaient, là où ils devaient s’arrêter ».
Ce legs institué par Serigne Bassirou Mbacké en 1946, est une des particularités de Diourbel durant le mois de Ramadan. Et pour cause, tous les jours à partir de 17h, les différentes stations radios de la place et sites d’informations en ligne émettent sur la fréquence du Foulkou, qui est récité en présence des héritiers de Serigne Bassirou Mbacké (Serigne Fallou Mbacké, le président d’organisation en Compagnie de ses frères Serigne Issakha et Serigne Moussa Mbacké Nawel).
Sur la demande du père de Khadim Gueye, président actuel du dahira en charge de l’organisation, Serigne Moustapha avait autorisé la mise en place du dahira, qui a existé presque plus de quarante ans (40 ANS), souligne M. Gueye.
« Nous l’avons hérité de nos parents et depuis sa création jusqu’à ce jour, Baye Ma Sokhna Lo (Imam de la mosquée de Keur Goumack) est le trésorier, Moustapha Mbaye, premier adjoint au maire de la commune de Diourbel et Khalifa Sarr ect… constituent une partie des membres du comité de pilotage » édifie Khadim Gueye, à la tête de la présidence depuis 1996.
Pour ce dernier, aujourd’hui, le FOULKOU connait un grand élargissement. Partout dans le monde, les fidèles mourides envoient leur participation. A cet égard, Khadim Gueye ajoute « Auparavant, on ne comptait même pas 100 à 150 personnes mais aujourd’hui, le RECITAL du FOULKOU attire plus d’un millier de personnes ».
En somme, Le Foulkou est couru par tous les Diourbellois qui aiment écouter les belles envolées de Mountakha Guèye.
Revenant sur les origines du Foulkou, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké confie : «Le Foulkou, c’est seulement son fondateur et créateur qui peut en dire les origines et la fin. Serigne Mouhamadoou Lamine Diop Dagana qui était un disciple du Cheikh et un ami intime de Serigne Bassirou Mbacké recitait le foulkou. Après son rappel à Dieu, c’est son fils tafsir Diop qui avait pris le relais. », renseigne Malick Ciré Sy, un confrère du journal le quotidien.
Le Foulkou est lu par Abdoulaye Diakhoumpa et Khadim Gadiaga alors que l’autre partie, c’est-à-dire le khourania et Moukhayate, est lue par Mountakha Guèye.
Revenant sur la définition du Foulkou, Mountakha Guèye, un des principaux acteurs confie : «Le Foulkou, c’est un nom arabe qui veut dire accueil voire cargo. Le Foulkou Mashoune est un cargo rempli de bienfaits. Serigne Abdoul Ahad avait même demandé à Serigne Moustapha Bassirou d’y ajouter une autre partie c’est à dire le courani. » .

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Daouda SOW

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