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Préparatifs Korité: Flambée des prix et rareté de certaines denrées sur le marché

Un  tour aux marchés Tilène et Castors permet de faire un panorama de la situation des prix des denrées de première nécessité, telles que la pomme de terre, l’oignon, la viande de bœuf de mouton et le poulet. Le constat est que les prix ont connu une légère hausse depuis quelques jours. Aussi bien pour la pomme de terre, devenue en quelques jours introuvable sur le marché, en passant par l’oignon et les assaisonnements. Et si les prix de certaines denrées ont flambé, comme la pomme de terre en plus de sa rareté sur le marché, les autres restent tout de même abordables pour les ménagères, cela à moins de 24h de la célébration de la Korité par la majeure partie de la société sénégalaise.

Il est huit heures passées, au marché Tilène et ça grouille déjà de monde. Ici vendeurs et véhicules se disputent les quelques espaces, où l’on peut difficilement se frayer un chemin pour trouver une issue. C’est le décor de la plupart de nos marchés. Le désordre y règne en maître. Entre les pousses pousses, les étales et les tables, la mairie a accordé encore des autorisations d’installer, en vue de la Korité seulement. Et pour cette fois encore comme les autres, d’ailleurs les pères et mères de famille devront débourser encore plus pour pouvoir s’approvisionner pour les denrées les plus consommées pour la fête de la Korité.

Sur le marché les prix varient selon le produit. Pour ce qui est de la viande. Un détour au marché Tilène, niché au cœur du mythique quartier de la Médina et au marché Castors, nous permet d’avoir une idée des prix. Au marché Tilène par exemple, le prix du poulet varie entre 2500 fcfa et 3000 cfa, pas plus. Mais à la différence du marché Tilène, au marché castors, le prix du poulet est fixé à 3000 CFA au niveau des grossistes. Par contre,  la viande de bœuf très prisée par les ménagères est à 3000 CFA le kilogramme, aussi bien au marché Castors qu’au niveau de Tilène.

Par contre, les sénégalais devront casquer fort pour se procurer de la viande de mouton. Sur les étales du marché Tilène ou les mouches indisposent le visiteur et les femmes trouvées en plein marchandage, le prix est salé, 3500 CFA  pour le Kilo de la viande de mouton. « Ouf, c’est très très chère », reconnait cette mère de famille. De l’avis de Madame Gaye, c’est la routine à chaque fête de Korité ou de tabaski, les commerçants en profitent pour se remplir plein les poches. Il y a juste quelques jours, le marché était bien approvisionné de toutes sortes de denrées, mais aussi de viande et pas très chères. « Regardez aujourd’hui tout à presque doublé ou triplé et c’est le cas de la viande, ça coûte cher. Le poulet est à 2500 à 3000 Cfa. La pomme de terre, elle est introuvable sur le marché aussi bien à Tilène comme à Castors.

A la question de savoir le pourquoi ce manque de la pomme de terre sur le marché. Un commerçant, grossiste trouvé au marché Castors nous édifie sur la question de cette rareté, Baye Djiby de déclarer que « ce manque de pomme de terre sur le marché est dû simplement par la mauvaise qualité du produit. Il est difficile de la conserver, la qualité que nous voyons sur le marché pourrit vite. Nous n’avons pas de pomme de terre car, celle qui est actuellement vendu sur le marché pose un problème de conservation, on ne peut pas le conserver très longtemps sinon elle pourrit vite, c’est pourquoi nous ne voulons pas prendre le risque de s’en procurer une grande quantité », précise-t-il.

Mais à la différence du marché Tilène où le Kilogramme d’oignon est échangé à 500 CFA, au marché Castors, c’est tout le contraire, le Kilogramme d’oignon est vendu à 350 Fcfa. La bouteille de vinaigre de 1,5 L s’échange à 500 CFA.

Une situation qui risque de faire flamber les prix. C’est du moins, l’avis de cette mère de famille. Confortablement assise sur un tabouret en face d’une cantine. Teint clair taille longiligne, habillée en brodée de couleur jaune, le cure dent à la bouche, Khardiata Baldé est en pleine marchandage avec le gérant de l’échoppe. Et, selon  cette habitante de la Médina, « ce sont les commerçants qui font exprès de faire disparaitre certaines denrées prisées pour la fête afin de pouvoir augmenter le prix au fur et à mesure qu’approche la Korité ». Ce qu’elle déplore du reste.

Mais, face à cette interpellation, le boutiquier répond par un sourire, avant d’apporter la réplique « Non, nous n’avons pas intérêt à cacher un produit comme la pomme de terre par exemple, elle est très demandée par les consommateurs, surtout durant le ramadan. Il se trouve juste que la pomme de terre est devenue depuis quelques jours, introuvable, et si on en trouve elle est de mauvaise qualité difficile de le vendre à un prix abordable ou encore de la conserver ». Des propos qui confortent ceux de Baye Issa du marché Castors sur la qualité de la pomme de terre.

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Khadim FALL

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