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Mobilité des enfants : Les acteurs prônent une harmonisation des politiques en faveur de la protection de l’enfance

Vision commune et harmonisation des politiques pour une meilleure protection des enfants, surtout pour ceux qui sont en situation de mobilité. Voilà le souhait des différents acteurs qui interviennent dans ce domaine. Pour l’occasion, ils ont tenus ce mercredi une rencontre autour du thème : « La problématique des enfants en situation de mobilité ». Un panel qui entre dans le cadre de la célébration  de la semaine nationale de l’enfant.  

La mobilité des enfants de la rue constitue un phénomène qu’il urge de régler au plus au vite. Et, pour y arriver, les acteurs prônent une synergie des actions et des politiques aussi bien nationales que sous régionales pour bien sécuriser cette mobilité. En effet, la mobilité en tant que telle n’est pas mauvaise elle peut être aussi une opportunité. Une activité organisée dans le cadre de la semaine nationale de l’enfant. Objectif commun et une vision globale pour lutter contre la traite des enfants.

De l’avis des panélistes du jour, la mobilité des enfants revêt plusieurs formes et elle est favorisée par plusieurs facteurs comme la mendicité forcée, le travail domestique, l’orpaillage qui est une réalité dans la région de Kédougou, l’exploitation sexuelle, l’exode rural en constitue aussi un facteur encourageant. Un phénomène d’exode rural favorisé par la faiblesse des opportunités d’emplois en zone rurale.

Selon Yves Kassoka, représentant de la société civile et des partenaires financiers,  le panel permet de faire une meilleure connaissance du système de mobilité des enfants. C’est pourquoi, il a invité l’Etat et les acteurs de la société civile intervenant dans la protection des enfants de tout faire pour assurer une meilleure sécurité des enfants. « Les Etats doivent en faire sorte que les enfants puissent se mouvoir sans danger dans les différents Etats de la sous-région et en toute sécurité, car la question de la mobilité a aussi son corollaire à savoir la traite des enfants », a déclaré Yves Kassoka.

Poursuivant, il a souligné la pertinence du thème de cet atelier pour faire une meilleure connaissance du système. Le Sénégal a mis en place une politique de protection des enfants. D’après lui les raisons de la mobilité sont diverses et variées. En plus c’est un phénomène qui concerne aussi bien des enfants sénégalais que non sénégalais, ce qui implique une obligation d’action.

Un point de vue partagé par l’ancien fonctionnaire de la, police nationale et ancien agent de la brigade des mœurs. Pour Papa Samba Faye « il se pose un problème d’identification des enfants de la rue. C’est pourquoi, il appelle les autorités étatiques à mettre l’accent sur l’harmonisation des politiques mises en place pour assurer la protection des enfants.  A en croire Monsieur Faye « Il est difficile de suivre la traçabilité des enfants aussi bien au niveau des pays d’origine de transite et de destination. Une situation favorisée par la porosité des frontières qui facilite le travail dans ces zones. Pour solution ce spécialiste de la protection des enfants pense qu’il faut une gestion concertée de nos frontières, en améliorant les systèmes de défense au niveau des frontières », a prôné cet ancien de la Brigade des mœurs de la Police nationale.

Parlant au nom du ministre de la famille et de la Protection de l’enfance,  Niokhobaye Diouf, directeur des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérable a rassuré les partenaires de l’Etat dans cette lutte « l’Etat a mis en place une stratégie et une vision sur la question de la mobilité des enfants avec un dispositif élargi sur l’ensemble du territoire national. Il faut faire une catégorisation des enfants. Car, il y a plusieurs catégories d’enfants ».

Venus prendre part à l’atelier sure la situation des enfants en mobilité, Niokhobaye Diouf a encore une fois de plus interpellé, les collectivités locales à jouer leur partition dans la lutte contre le phénomène des enfants de la rue. Monsieur Diouf a en outre salué l’engagement de « Save the children ».

Revenant sur le retrait des enfants de la rue il a soutenu que, 80% des enfants retirés de la rue sont des enfants à qui leurs parents ne sont pas établis à Dakar.

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Khadim FALL

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