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Inauguration centre de santé Anette Mbaye d’Erneville: Beaucoup de journalistes « persona non grata »

Des journalistes sénégalais venus couvrir la cérémonie d’inauguration du Centre de Santé, qui porte le nom d’Annette Mbaye D’erneville, se sont vus signifier qu’ils n’étaient pas les bienvenues.

Une dizaine d’organes de télévisions, de radios, de la presse en ligne, et de la presse écrite ont été chassés comme des mal propres par les gendarmes, qui en plus de la carte de presse, exigeaient le carton d’invitation.

Très en colère, les confrères de Mame Diarra Dieng Du journal l’As, ont décidé d’un commun accord de boycotter la couverture de la cérémonie. « Ils nous ont chassé de façon vulgaire. Dégagez de là. Nous-t-ils ont balancé en pleine figure, les gendarmes. C’est honteux fulmine cette journaliste, très en colère. J’ai honte d’être journaliste aujourd’hui dans ce pays qui se dit démocratique », ajoute-t-elle.

Une position partagée par tous ses confrères qui étaient venus couvrir la cérémonie. « Il nous faut marquer le coup. C’est vrai, c’est l’information qui prime sur tout, mais on ne peut pas tout le temps être les indésirables lors de ces événements, alors que nous avons été dépêchés par nos rédactions. Pour cette fois, il n’est pas question pas de revenir en arrière, nous avons été chassés comme des bandits. Ce qui me fait le plus mal, c’est le fait que c’est à deux reprises qu’ils nous ont dit de « dégager », pour des gens venus couvrir un événement », renchérit Makhfousse Diop, journaliste au quotidien « Les Echos ».

 

« Même si je suis d’accord sur le principe, ce n’est pas à nous de régler ce problème récurrent. C’est aux rédacteurs en chef et directeurs de publication de résoudre ces genres de situation. En quoi faisant ? En refusant de traiter l’information, même s’il nous envoie un communiqué par la suite. Mais qu’est-ce qu’on voit dans la réalité. Ces derniers passent outre ce qui n’aide pas au respect qu’on doit à leurs reporters sur le terrain », confie ce journaliste de presse écrite d’un média de la place, qui a préfèré garder l’anonymat.

Et, malgré les moult conciliabules des journalistes, entre Ousmane Bâ de la Présidence de la République et Binta Wagué de la Primature, qui ont essayé d’arrondir les angles, les journalistes se sont campés sur leur position. Pas question d’être humiliés à chaque fois ! Le maire de Ouakam a aussi joué les bons offices, mais les journalistes ont dit niet.

Debout comme un seul homme, les journalistes ont finalement décidé de rentrer. Intraitables, ils ont remballé caméras, trépieds, micros rangés, les blocs notes et stylos, sans sons ni images, encore moins de notes prises.

Le travail oui ! Mais dans le respect de la dignité du journaliste.

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Khadim FALL

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