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Alentours du stade Léopold Sédar Senghor: Quartier Général des agresseurs !

Au moment ou le gouvernement du Sénégal est à pied d’œuvre pour  la construction et la réhabilitation des stades régionaux, le stade Léopold Sédar Senghor le plus grand stade du Sénégal, offre une triste image de ses alentours qui servent  de dépotoir ou des agresseurs et autres malfaiteurs dictent leur loi sans coup férir.

Bien que portant le nom du premier Président sénégalais, les abords de ce haut lieu de sport sont devenus un lieu de refuge pour les malfaiteurs qui ont fini d’y installer leur quartier général, non loin des quartiers populeux de Grand Médine et des Parcelles Assainies.

« Depuis des années les populations riveraines notamment de Grand Médine et des Parcelles Assainies sont confrontées à une insécurité grandissante. Dans la nuit, c’est un silence cathédral qui règne aux environs du stade.  Au-delà de 20 heures certains coins du parking deviennent un « sens interdit ». C’est parce que déjà à partir de cette heure, les agresseurs et autres malfaiteurs qui sont bien organisés occupent les lieux. Ils font des va et vient interminables confie un père de famille qui habite en face « du parking ».

Il déclare accueillir régulièrement dans sa maison, des personnes qui se font agressées. Il interpelle ainsi les autorités : « il faut que l’Etat mette fin à ce phénomène qui perturbe la quiétude des riverains car la mairie de patte d’oie, elle est impuissante à régler ce problème n’ayant pas les prérogatives de la police ou de la gendarmerie ».

« Il n y a plus de lumière, les quelques rares lampadaires que vous voyez ne s’allument pas. Les ampoules ont été cassées par des malfaiteurs pour être à l’aise au moment de commettre de leurs forfaits », dénonce Diakher Mbaye, une mère de famille qui laisse entendre que les populations installées à quelques encablures du stade ne dorment plus du sommeil de juste. « Dés fois, nous sommes réveillés par des cris ».

A l’en croire, « ils usent de tous les moyens pour faire régner leur loi : armes blanches, manchettes pompes à gaz coupe-coupe. Tout est bien pour s’emparer des biens de leur proie.

Vers les coups de 05 heures du matin des filles ou même des femmes qui veulent joindre les parcelles ou la Patte d’oie pour aller au travail ont été violées.

Des gens ont été dépossédés de leurs biens et frappés à mort. Quelque fois c’est un homme ou une femme qui tombe sur les agresseurs, il est poignardé et dépossédé de ses biens », raconte  d’un ton amer Bouba Sonko qui souligne qu’il arrive même que les agresseurs se poignardent au moment de partage du butin.

Et avec cette approche de la Korité, les agressions deviennent plus fréquentes.

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Abdoulaye Diallo

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