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Propriété intellectuelle et savoirs traditionnels: Des experts se penchent sur le sujet

Pour poser les bases « d’une réflexion actualisée et inclusive sur la problématique de la relation propriété intellectuelle, savoirs traditionnels et expressions culturelles traditionnelles au Sénégal », l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (ASPIT) a organisé un séminaire de trois jours, ouvert ce lundi 29 Mai.

La pertinence de la rencontre se trouve dans le fait que les savoirs traditionnels reflètent « la nature véritable et holistique des communautés qui évoluent en fonction de mécanismes précis ayant pour fonction d’assurer la sauvegarde et l’unité des différents segments qui les constituent ».

Cette explication du directeur général de l’ASPIT, Makhtar Dia justifient que ces connaissances « anciennes figées dans leur évolution et dans leur configuration spatiales » méritent d’être protégés par des titres classiques des droits de propriété intellectuelle (droits d’auteur, brevets, marques…). Pour étayer cette argumentation, il donne l’exemple de savoirs traditionnels liés aux ressources biologiques, minérales et aux domaines spirituels.

A. M. Dia de préciser que cet acte sera « plus profitable pour les communautés d’explorer les voies du droit sui generis (règles arrêtés d’un commun accord par la communauté) afin de protéger ces objets au profit principalement de ceux qui les préservent et les entretiennent ».

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a insisté sur l’importance de la préservation et de la promotion des savoirs traditionnels. Pour lui, ce sera une action fondamentale pour la survie de certaines communautés.

Pour arriver à cette fin, Yves Mgoubeyou, administrateur principal de programme au Bureau régional Afrique de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), soutient la nécessité de « sensibiliser ces communautés autochtones à la protection de ce type de savoirs ». « La propriété intellectuelle est un outil stratégique de développement et nous sommes dans une économie du savoir », a-t-il révélé.

Les participants du présent séminaire échangeront sur « les modèles appropriés pour une meilleure protection des savoirs traditionnels et expressions culturelles traditionnelles ». A l’issue des travaux, le Sénégal devrait pouvoir se préserver des formes illicites d’utilisation de son patrimoine immatériel, espèrent les organisateurs.

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Daouda SOW

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