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Moi témoin, j’ai sauvé la victime!

Sauver une vie quand on est témoin d’un accident, c’est bien possible même si l’on n’est pas professionnel de la santé. Pourtant peu sont les sénégalais qui ne connaissent pas les premiers gestes à apporter à une victime d’un accident. La plupart des citoyens préfèrent eux appeler les secours. « Apporter les premiers soins à une victime d’un accident ? » s’interroge Amadou, un motocycliste rencontré au centre-ville de Dakar ; « je ne l’ai jamais fait, je ne suis pas un médecin je me contente d’appeler les sapeurs-pompiers ou le Samu », poursuit-il.
Cependant, il est bien possible de sauver une victime même si l’on n’est pas médecin. Selon le Docteur Abdallah Wade urgentiste au Samu, il est possible d’être assisté à distance par un spécialiste. Mais avant tout « il faut baliser le lieu de l’accident afin de ne pas se mettre danger, maintenant si la personne n’a pas été formée aux gestes de premiers secours, elle peut appeler et mettre son téléphone sur haut-parleur pour que le médecin régulateur lui explique les gestes à faire en attendant que l’ambulance soit sur place. »
L’urgentiste conseille d’abord aux témoins d’un accident de dégager les voies aériennes afin de permettre à la victime de mieux respirer. Il faut mettre la personne en position naturelle en la mettant sur le côté. Le Dr Wade déconseille par ailleurs formellement de retirer le casque d’un motocycliste. Jugeant le geste trop délicat pour un profane. L’idéal pour lui est que ces gestes soient effectués par un spécialiste mais il suggère que les citoyens soient formés dès le bas-âge à l’école primaire.
Des sessions de formation sont dispensées dans quelques écoles du Sénégal mais leurs généralisations pourraient permettre de sauver des vies. La Croix-Rouge et les sapeurs-pompiers forment d’ailleurs des citoyens qui le désirent et nouent également des partenariats avec certaines écoles de la capitale. Selon le sergent-chef Papa Khalilou Wade « chaque citoyen doit avoir des connaissances en secourisme mais nous ne pouvons pas aller vers les écoles pour nouer des partenariats. Nous n’avons jamais refusé la demande de formation d’une école », précise-t-il.
Les premiers soins, des gestes qui peuvent sauver une vie mais malheureusement méconnus des sénégalais.

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Papa Atou Diaw

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